La Légende des Mers


 
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C'est le mien, d'abord ! [Eliott]

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Saraiyel Asheroth
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MessageSujet: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Mar 28 Oct - 20:05

Le petit navire avait jeté l’ancre non loin des trois îles easÿelles, mais le superstitieux capitaine refusait de s’en approcher davantage. Qui aurait pu le blâmer ? Même à cette distance, ils pouvaient tous ressentir l’emprise de la Mer des Douleurs sur les flots, le sable des plages, la cime des montagnes et la couleur des arbres. Tout était bizarre, dérangeant, inquiétant…  Saraiyel avait déjà entendu parler de cette mer et de l’effet qu’elle avait sur l’environnement et sur ceux qui se tenaient à proximité, mais même le journal qu’elle tenait entre ses mains et les impressions qu’il contenait n’avaient suffis à l’en dissuader. Cette jeune fille téméraire, voire insouciante, avait bien hâte de mettre le pied sur ces îles, de voir si les choses étaient si différentes, de toucher l’impossible, de ressentir la Mer des douleurs. Téméraire. Certains la disaient folle, peut-être avaient-ils raison. Étrangement, même si ses impressions étaient définitivement marquantes, elles n’évoquaient pas les mêmes choses que celles du capitaine rajasa qui était venu ici des années auparavant. Il avait décrit ces îles comme ternis par une tristesse intense, comme si ces lieux fantôme étaient baignés d’une lumière grisâtre, sans vie. La réalité devant elle était aussi étrange, mais pas aussi terne.

Elle jeta un œil aux autres membres de sa confrérie. Il y avait présentement un autre Lynx et trois Aigles. Le troisième Lynx et deux Aigles avaient accompagnés le Loup dirigeant l’opération vers l’île de Marania quelques heures plus tôt. Le Loup en question, un laiken d’une quarantaine d’années nommé Walter, laissant ainsi deux membres de rang intermédiaire en charge. Chacun d’eux semblait avoir une bonne dose d’appréhension. La réputation des lieux n’était plus à faire, et ils le savaient aussi. Les Easÿels n’étaient pas réputés pour leur ouverture d’esprit… et de facto, les eux s’étaient tournés vers la seule easÿelle parmi eux, même si la plupart de ces hommes ne pouvaient imaginer qu’une sang-mêlée serait probablement moins bien acceptée qu’eux.

De toute façon, entre Saraiyel et son compagnon, il n’était pas difficile de deviner qui avait la tête la plus forte. D’ailleurs, l’impatiente jeune femme posa son pied sur la rambarde, regardant au loin en protégeant ses yeux contre la morsure du soleil. Évidemment, des trois îles, on les avait chargés de se rendre sur Kaël, cette étrange jungle. Chochma’tor avait mis la main sur le journal de Phei Zan’ei, un navigateur rajasa qui avait visité ces îles près de 200 ans plus tôt. Dans ces journaux, plusieurs cartes, schémas et croquis étaient faits d’une main de maître, mais la plupart d’entre eux était codés de façon à n’être que compris à l’aide d’une clef. Ce que cherchait cette équipe d’aventuriers.

Après un instant de réflexion, elle se tourna vers les autres et déclara d’une voix forte, mais pas excessivement autoritaire : « Allez, les gars, on charge la barque et on y va ! Clairement le capitaine est trop peureux pour aller plus loin, alors on va ramer ! Ça sert à rien de perdre plus de temps ici ! »

Saraiyel jeta un regard lourd de sens au capitaine qui se renfrogna un peu. Personne n’aimait qu’on dise de telles choses, surtout face à un équipage, mais il ne répondit pas à cette pointe. L’équipement fût chargé en vitesse et le petit groupe grimpa dans la barque. Deux Lynx et trois Aigles ; c’était un petit groupe pour affronter une île avec une telle réputation. Avec de la chance, Walter les y rejoindrait rapidement.

« Capitaine !  Oubliez pas notre entente. Deux semaines ! On reviendra. » L’assurance dans la voix, elle ne laissait place à aucun doute.

Le capitaine acquiesça lentement, comme s’il avait hâte de se débarrasser d’elle. Comprenant qu’il manquait de respect à quelqu’un qui payait particulièrement bien, il répondu : « Oui, m’dame. »

Lorsque Saraiyel fut satisfaite de la situation, et que la barque fut à l’eau, la petite équipe se mit en route vers l’île qui se trouvait encore à quelques heures du navire. Ils alternèrent les tours pour ramer, et sans la moindre hésitation la jeune femme mit la main à la pâte, absolument pas gêner d’effectuer ce genre de tâches que d’autres auraient préféré laisser aux hommes à bord.

Le chemin fut fait dans un certain silence alors que les deux Lynx étudiaient à relais le journal. Ils n’avaient pas de carte de l’île et ne savaient pas trop où commencer la recherche, car les repères notés sur ces parchemins liés ne suffisaient pas à savoir quoi en faire. Ils décidèrent de faire le tour de l’île par le sud, dans l’espoir de trouver un endroit propice où accoster. Sur la face sud de l’île, ils virent rapidement une étrange plage au sable gris au-dessus duquel semblaient flotter d’étranges orbes de lumière. Ce n’était pas ce qu’il y avait de plus réconfortant comme vision, mais personne n’y vit véritablement de menace. Ils se consultèrent un instant du regard, mais comme la nuit semblait vouloir approcher, ils préféraient être sur l’île que sur l’eau. Ils s’approchèrent de la plage et une fois au sol, ils la tirèrent pour éviter de n’être pris sur cette île. Étrangement, il n’y avait pas de quai, pourtant il y avait certainement des villages sur cette étrange île. Personne n’en dit rien, mais tous avaient entendu parler de la guerre entre les Easÿels et les Asheti… avaient-ils été décimés à ce point ?

Puisque la nuit était arrivée, ils se dirigèrent à un endroit ouvert, suffisamment loin de l’eau et ils montèrent un campement. De toute façon, ils ne resteraient pas très longtemps. Des tours de garde furent organisés, mais rien n’arriva, outre la nuit qui s’étendit plus longtemps que prévu. Le matin, le groupe fut forcé de voyager sous le couvert de la pénombre. Deux jours après avoir franchi le seul de la dense forêt, ils trouvèrent le premier village, et purent commencer à comprendre les indices laissés par le capitaine.

Bref, vers le milieu de la seconde journée, Saraiyel était seule dans la bouche d’une étrange de caverne mauve qui semblait faite d’un étrange cristal. Elle portait ses lunettes de travail alors qu’elle inspectait un étrange petite objet qu’elle venait tout juste de délogé dans cet étrange cristal. Les morceaux de cristaux mauves reposaient à ses pieds et elle avait porté à la lumière le petit objet qui ressemblait à un petit charme de pierre ornée de la plus petite rune qu’elle ait jamais vu. Captivée par son observation attentive de l’objet, sa vue embrouillée par les lunettes rouges qui accentuaient les contrastes, elle ne remarqua pas la personne qui s’était approché d’elle. Elle entendit les pas, et comme ils semblaient encore assez légers, elle pensait que c’était celui qui l’accompagnait et qui devait, présentement se trouver juste à l’extérieur de la caverne.

Elle demanda en Riyan : « Ah ! Yoshiro, t'as vu ça ? J’ai jamais rien vu d’aussi fou ! Tu m’écoutes, dis ? » Elle avait parlé à une bonne vitesse, mais elle savait que l’homme aurait amplement eu le temps de lui répondre, alors finalement elle baissa la tête et releva ses lunettes, perplexe de voir cet inconnu en ces lieux, se demandant si ses yeux ne lui jouaient pas des tours. « Euh… »
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Eliott Odeline
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Mer 29 Oct - 15:57

C'était par le plus grand des hasard qu'Eliott s'était retrouvé à marchander avec les chefs de la guilde du Dernier Soleil. Et plus il y pensait, plus il se disait qu'il aurait mieux fait de s'enfuir lorsqu'il en était encore temps. Car maintenant qu'il était devant eux, impossible de reculer. L'un deux lui parla d'un carnet codé qui aurait disparu que de leur guilde et qu'ils auraient souhaité récupérer. Eliott avait entendu leur appel de détresse et sans le vouloir vraiment, avait été engager pour retrouver ce carnet d'un certain Phei Zan’ei, dont il n'avait jamais entendu parler. Après un long soupire, l'espion récapitula l'affaire :

- Si j'ai bien compris, vous me demandez de retrouver un carnet dont on ignore totalement la position et de le ramener avec une ... clé, afin de déchiffrer son contenu. Clé qui, évidemment, n'a été trouvée par aucun chercheur avant. Est-ce bien cela ?

- Tout a fait, maître Azeilal (le pseudonyme que leur avait donné le jeune espion)

Un nouveau soupire de la part de l'intéressé ponctua cette confirmation. Il prit bientôt congé mais ressorti de la salle avec un équipage et le navire qui l'accompagnait. Un navire, mais pour quoi faire ? Il avait simplement qu'on l'amena là où il le souhaitait, nul besoin de regrouper le bataillon de combat pour cette tâche ! Quelques jours plus tard, après avoir fait des recherches sur l'auteur et son fameux carnet, Eliott prit la route vers l'archipel ouest de la mer des douleurs. Après tout, il fallait bien commencer par chercher quelque part ! Et puisque le manuscrit traitait de ce groupe d'île, autant s'y rendre en premier lieu. Qui sait, peut-être le carnet (ou son détenteur) cherchait également la clé là-bas.

Pendant le voyage, il consulta de nombreux livres concernant toutes sortes de symboles anciens et récents, de peuples disparus ou lettrines gravées sur une pierre. Il avait également trouvé une copie d'une des page du carnet qui l'intéressait, et constata malgré lui que les livres ne lui servirait pas à grand chose pour en déchiffrer le sens. C'est également pour cette raison que plusieurs de ces bouquins se retrouvèrent projetés par la fenêtre du navire pour finir leur vie dans les eaux sombres de la mer des douleurs. Eliott et "son" équipage (qu'il avait réduit de moitié en quittant le port, laissant le surplus à terre) amarrèrent sur un des îles Aravaël et trouva un endroit où loger, pour lui et les matelots. Lui qui avait pour habitude de travailler seul, le voilà qui se retrouvait à la tête d'une quinzaine d'hommes qui ne cessaient de l'interrompre dans ses recherches. "Référez-en vous au capitaine du navire" disait l'espion systématiquement, coupant court à la conversation.

Un jour, alors qu'il s'accordait une pause dans ses recherches, il se rendit dans un café de l'île pour noyer sa frustration dans l'alcool. Il commanda de quoi se déshydrater et laissa trainer ses oreilles sur la conversation d'une table à côté.

"Tout un équipage que j'te dis, répliqua un homme d'un certain âge. Ils sont sur Kaël depuis hier. Ils chercheraient un secret ou je n'sais quoi..."

"Ah oui ! Le boucher, Giovanni, les a vu et a discuté avec quelques marins. Ce serait pour déchiffrer un carnet avec des cartes ou un truc dans le genre..."

Eliott s'intéressa soudain beaucoup plus au dialogue entre les deux hommes, qui semblaient en savoir beaucoup.

"Encore des jeunes à la recherche de trésor ! J'te jure !"

Une fois servi, l'espion afficha un sourire sincère avant de se tourner vers les deux hommes.

"Messieurs, laissez-moi vous offrir à boire ! On m'a demandé de me rendre prêt du chef de cette expédition mais je ne sais même pas quel en est le but ! Pourriez-vous m'éclairer ?"

C'est ainsi que commença la conversation et Eliott s'appliquait à retenir le moindre détail. Il retint que l'expédition était dirigée par une femme qui voudrait percer le secret d'un carnet, et l'un des vieux hommes lui indiqua même où elle se trouvait précisément. Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres de l'espion et se fut ravi qu'il retourna dans la maison qu'il avait louée.

Le lendemain matin, de bonne heure, il indiqua au capitaine qu'il avait peut-être une piste et qu'il reviendrait le plus tôt possible. S'il y avait un quelconque problème, il les préviendrait. C'est ainsi qu'il se retrouva dans la forêt, guidé par une carte qu'il avait dérobé un peu plus tôt dans un livre, et tentait de rejoindre une grotte non loin de sa position actuelle. Il finit par la trouver, ou plutôt, par entendre les voix des matelots de l'expédition. Il les contourna et parvint à entrer dans la grotte sans se faire repérer. Il contempla quelques instants les parois de la caverne, splendides, mais revins rapidement sur l'objectif de sa mission. Un peu plus loin, une femme (certainement l'instigatrice de cette aventure). Eliott tenta de se faire le plus discret possible mais avec l'écho, il ne passa pas longtemps inaperçu. Il ne sut que répondre lorsque la jeune femme l’interpella, le prenant pour un autre. Il dut pourtant bien trouver une excuse lorsque celle-ci le dévisagea. Sans vraiment réfléchir, il répondit :

"Je suis navré de ne pas m'être manifesté plus tôt mais ... Je me présente : Mickelangelo Azeilal, chercheur en symbologie. j'ai entendu dire que vous pourriez avoir besoin de mon aide alors je me suis permis de me joindre à vous dans l'espoir de vous être utile"

Eliott essayait de paraître le plus innocent possible, bien qu'il n'eut qu'une seule idée en tête : récupérer le journal et en trouver la clé. A moins que la jeune exploratrice ne le fasse à sa place ? L'idée le tentait grandement.
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Saraiyel Asheroth
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Mar 4 Nov - 13:58

Les villages à proximité du leiu des recherche étaient peu nombreux et les quelques Easÿels s’y trouvant préféraient éviter les contacts avec les autres races, mais peu importait la race, lorsqu’il vieillissait, l’homme aimait partager ses expérience. Certains curieux étaient venus voir ce qui se tramaient, et étaient repartis, d’autres gardaient toujours un méfiant sur la petite troupe de mercenaires, comme s’ils se disaient que de les surveiller les empêcherait de faire quelque bêtise que ce soit. Comme des enfants surveillés par des oncles distants qui n’osaient pas trop s’approcher. Bref, la rumeur de leur présence avait parcouru les quelques villages dans cette portion de l’île, ne traversant probablement pas l’épaisse jungle, ainsi il ne fut probablement pas très difficile pour l’homme de retrouver la petite équipe qui s’était dispersée autour d’une caverne.

Ce matin-là, l’air était particulièrement lourd et la chaleur était au rendez-vous, même si la veille, il faisait si froid qu’il avait été difficile de dormir. Le soleil éclatant reflétait sur la surface des pierres mauves de la caverne, y créant une chaleur étouffante, si bien que Saraiyel avait délaissée une partie de son usuelle armure, favorisant simplement le plastron et les gants, laissant une partie de ses bras libre de respirer. Elle portait des pantalons déchirés, renforcés aux genoux et des bottes de cuir souples, bref, comme tous les jours, elle semblait sortir d’un atelier, en témoignait son visage sali de poussière et ses cheveux ébouriffés retenus par des lunettes propre à la soudure. Le regard vif de Saraiyel semblant décortiquer l’homme devant elle, alors que son poing se referma sur la petite amulette qu’elle observait quelques secondes plus tôt, se faisant soudain plus protectrice. Elle l’observait mais n’arrivait pas à vraiment cerner son origine : elle n’avait jamais côtoyé de Naveediels, elle ne savait pas à quoi ils ressemblaient, mais ce qu’elle savait était certain : il ne faisait pas partie de son équipage, et ce n’était pas un Easÿel. Il n’avait donc rien à faire en ces lieux, du moins rien de plus qu’elle. Elle finit donc par décider qu’il était louche, mais elle n’en dit rien sur le coup, se contentant d’un sourire assuré accompagné de ce genre de regard froid comme la pierre.

« Mickalangelo Azelal… » Elle avait fait une faute dans son nom, mais jamais elle n’en avait entendu de tels et le Riyan lui causait certaines difficultés de prononciation pour certains mots. De toute façon elle ne s’arrêta pas pour se demander si elle avait bien réussi à prononcer ce nom imprononçable. « Je sais pas trop où tu as entendu parlé de nous, mais sérieusement, qu’est-ce qui t’amènes dans ce trou perdu en partant ? C’est vraiment le trou du cul du monde, on s’entend ! »

Même si elle semblait parler à la blague, elle semblait cercher ses véritables intentions. Certes, elle ne croyait pas qu’il était là pour mal faire, mais il aurait très bien pu être engagé par la Société des Archivistes, ou même encore par la famille du navigateur dont ils utilisaient le carnet. Bref, il y avait quelque chose de pas net dans son histoire et elle avait bien l’intention de décrouvrir ce que c’était, ou elle finirait par tout simplement lui faire confiance, encore un peu naïve. « Tu n’es pas Easÿel, donc tu n’es pas d’ici… je me demande juste ce qui peut pousser quelqu’un de sain d’esprit à venir jusqu’à Kaël, c’est vraiment… reculé… et vraiment étrange. Yoshiro ! »

Elle attendit un instant que le jeune homme n’arrive et elle lui tendit l’objet pour qu’il l’observe silencieusement, laissant à peine à Eliott le temps d’en discerner la forme. De toute façon présentement le carnet ne se trouvait nulle part dans son champ de vision, peut-être parce qu’elle le gardait sur elle en tout temps. Lorsqu’elle eut les mains vides, elle revint vers l’inconnu et lui tendit la main pour serrer la sienne, attendant qu’il termine le mouvement. Sa poigne serait certainement dure, mais elle était tel un artisan, après tout. « Enchanté, moi c’est Saraiyel, et ça c’est Yoshiro. Les autres sont autour, tu les verras bien assez vite. »
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Eliott Odeline
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Sam 13 Déc - 11:46

Il n put réprimer un sourire en attendant l'écorchure de son pseudonyme. Peut-être aurait-il dû choisir un nom plus simple ? Il faut dire qu'il n'avait guère eu le temps d'y réfléchir puisqu'il avait prononcé le premier nom qui lui était venu à l'esprit, soit le nom du capitaine du navire sur lequel il était venu. Pendant que l'exploratrice questionnait l'espion, il tentait désespérément de monter une histoire qui tienne la route. Il garda le silence en affichant un sourire gêné non feint, et attendis la suite de l'interrogatoire en attendant de mettre au point les derniers détails de l'excuse qu'il prévoyait de raconter, voulut tout déballer mais la venue du second de la jeune femme, un dénommé "Yoshiro", l'empêcha de parler. Effectivement, il aurait préféré converser en tête à tête avec son interlocutrice. Il saisit sans hésiter la main que lui tendait la jeune femme et la serra vigoureusement. Il fut quelque peu déstabiliser par la force de la poigne, ce qui le renseigna tout de même sur la personnalité de celle qu'il devrait bientôt voler. Celle-ci ne manqua pas de faire les présentations et Eliott en profita pour renforcer sa couverture :

- Enchanté ! Appelez-moi Mik', ça ne me dérange nullement. Mais ... Dois-je en conclure que je fais désormais parti de l'équipe ?

L'espion n'avait pas manqué de remarquer le passage du petit carnet (du moins, il présumait qu'il s'agissait de ce petit objet puisque c'est ce qu'il était venu chercher), mais fit mine de ne pas s'y intéresser, se contentant de le suivre du coin de l'oeil. Il fallait absolument qu'il s'explique sur sa venue sans paraître suspect, ce qui semblait plutôt difficile.

- Effectivement, je ne viens pas d'ici. A vrai dire, je suis Naveediel mais ait fait mes études chez les Easÿel. Bref, je vais vous épargner les détails. J'ai fini mes études il y a quelques années mais n'ait jamais eu l'occasion de me rendre ... sur le terrain. C'est purement par hasard que j'ai entendu parler de votre expédition et ai finalement décidé de tenter ma chance !

Il ponctua sa phrase par un sourire gêné mais espérait que son assurance suffirait.


[Hors RP : Pardon ! Pardon pour le retard >,< Me pardonneras-tu un jour Sad]
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Saraiyel Asheroth
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Jeu 18 Déc - 11:47

La jeune femme au regard enflammé soutenait le regard de l’inconnu avec un certain scepticisme. Elle ne voyait certainement pas au-travers de son jeu, peut-être trop naïve pour cela, mais elle trouvait toute cette histoire plutôt étrange. Ça aurait été beaucoup plus simple si Walter avait été là, mais le vieux grincheux l’aurait probablement sermonné pour même avoir parlé avec un étranger. Même sans qu’il ne soit là, elle pouvait entendre les remontrances du Loup, ce qui la fit grimacer. Elle se dit qu’elle lui devait au moins de ne pas faire foirer l’opération, et qu’elle devrait probablement faire un peu plus comme lui – quel ennui! Bref, elle croisa les bras, comme si elle était pensive, et passa ses doigts sur son mention, laissant des trainées de poussières sur sa peau qui de toute façon ne rayonnait pas de propreté en ce moment.

Le dénommé Yoshiro, quant à lui, se désintéressa presque aussitôt de l’homme qu’il avait salué d’un signe de tête pour se plonger dans l’étude de ce que lui avait tendu la jeune femme. C’était un étrange cristal dont la lueur ne correspondait pas à sa propre couleur. Le jeune rajasa semblait plutôt fasciné par celui-ci, et n’avait que peu d’intérêt pour ce que faisait le Lynx : la gestion et la sociabilité, ce n’était pas ses affaires. Ainsi, Saraiyel le laissa à ses affaires, sachant qu’elle n’en tirerait pas grand-chose avant qu’il n’ait finit son étude du petit cristal. Et cela pourrait prendre 5 minutes à 5 jours selon ce que c’était. Elle n’avait pas les connaissances de Yoshiro, certes, mais elle le trouvait souvent bien lent à noter ses observations. Enfin ! Rien ne servait de le presser ; elle le savait pour avoir déjà essayé. Ainsi, elle finit par adresser un sourire à l’inconnu en haussant des épaules :

« Non, je peux pas dire que tu fasses partie de l’équipe… on fait partie d’une organisation privée alors… on peut pas juste recruter du monde comme ça sur le pouce… ya tout un processus de sélection, d’embauche, d’entrainement… enfin bref… ! » Elle comprenait l’enthousiasme de l’homme et aurait bien voulu accepter son aide et lui permettre de se joindre à eux, mais ce n’était pas son choix au final. Elle ne comprenait pas pourquoi ils étaient tant tenus au secret, surtout quand ils exploraient des lieux accessibles à tous, mais elle préférait ne pas trop déroger de ses ordres. Son impulsivité lui avait déjà coûté cher, et elle ne tenait pas non plus à récidiver. « Pour ça, il faudrait vraiment que tu vois avec bon patron et il est pas vraiment là en ce moment alors… écoute, je peux pas trop te laisser participer, mais si tu veux juste observer, ça ne me dérange pas trop. »

Elle espérait que ce compromis aille, sinon, elle devrait lui demander de partir. Même si techniquement, légalement le site de fouille ne leur appartenait pas, cette ère n’était plus aux technicistes politiques et s’ils avaient décidé d’investiguer ce lopin de terre, leurs armes pourraient très bien garder les petits curieux à une bonne distance. « Je veux dire, c’est bien pratiques tes études Mik’, mais ce qu’on recherche a absolument aucun rapport avec les Easÿels. Si tu veux, tu peux aller chercher Walter, il est à Marania, il devrait pouvoir trancher, mais pas moi. »

[HRP: Ne t'en fais pas, je sais que tu es occupé Very Happy]
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Eliott Odeline
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Jeu 18 Déc - 13:41

Bien que ce fut relativement difficile d'écouter ce que la jeune femme avait à dire et garder un œil sur le petit objet que tenait le dénommé Yoshiro, en même temps, Eliott parvenait tout de même à comprendre le plus important de la discussion. Il pouvais rester, mais ne rien faire. Que demander de plus ? Non seulement il pourrait observer l'avancement des fouilles, mais en plus il pouvait le faire en paix. Cette mission commençait plutôt bien. Mais pourquoi l'espion irait-il donc embêter ce Walter ? Pour le moment, il n'en avait nullement besoin. Cependant, il mémorisa l'information au cas où elle lui serait utile dans les jours ou semaines à venir. Il fit tout de même l'effort de prendre un air déçu mais pourtant satisfait de pouvoir rester aux côtés de l'exploratrice.

- Je pense ... que c'est mieux ainsi. De plus, je suppose qu'observer des explorateurs confirmés devrait m'apprendre beaucoup, plus que dans mes livres ! Je ne vois pas l'utilité de déranger ce Walter. Très bien, j'accepte de me croiser les bras. Mais me permettrez-vous au moins de prendre des notes ?

S'attarder avec l'équipe ne lui servirait à rien, il serait bientôt temps de s'éclipser. Il reviendrait le lendemain, histoire de faire des recherches sur les membres de l'équipe et de demander aux habitants du village dans lequel il logeait s'ils connaissaient d'autres choses sur l'expédition.

- Merci beaucoup ! Pour tout ! J'essaierai de rester discret et de ne pas être un fardeau. Je reviendrai demain avec un peu de matériel. Encore merci !

"J'essaierai de rester discret", comme s'il ne s'agissait pas là de son métier ! Sur ce, il pris congé et sortit de la grotte après avoir pris soin de saluer Saraiyel ainsi que son second.
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Saraiyel Asheroth
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Mar 23 Déc - 20:11

« Ouais, ben de toute façon si Walter revient tu vas le rencontrer ben assez vite. Il est pas exactement du genre discret. »

Saraiyel ne dirait pas trop de mal de son supérieur, mais cet homme était effectivement quelque chose. Excessivement sérieux, il était grincheux mais arrivait avec son caractère explosif sur toutes les scènes. Bref, elle aurait préféré qu’il ne se mêle pas de cette partie de l’expédition. Elle avait encore à faire ses preuves et quand il arrivait, il prenait généralement le crédit… après tout, c’était son expédition. Mais la jeune femme aux cheveux de feu aurait bien aimé avoir son moment de gloire, ou de réussite, du moins. Comment se démarquer des autres Lynx sinon ? Bref, une partie d’elle espérait que le capitaine ne revienne pas, mais en même temps, elle n’avait pas conscience du danger que pouvait représenter cet inconnu. Peut-être que l’expérience lui apprendrait quelque chose, au final ?

Elle pencha la tête sur le côté en semblant considérer la chose. Elle savait bien que cet homme était peut-être un compétiteur, mais cela l’aurait surprise. De toute façon, sans le petit guide du fameux navigateur, il n’y avait pas grand-chose à trouver sur l’île. Tant qu’elle gardait le petit manuel bien sur sa personne, elle n’avait vraiment rien à craindre. Et si les choses tournaient au vinaigre, cet homme était seul, elle ne l’était pas. Ainsi, elle se contenta de secouer la tête lentement en le regardant avant d’ajouter :

« Non, je préfèrerais pas que tu prennes de notes. On travaille pour du monde qui paie pour nos services, alors je pense pas qu’ils seraient super contents que quelqu’un d’autre tombe sur ce qu’ils cherchent. Mais ça me dérange pas si tu veux voir comment on procède, genre pour voir les techniques ou la progression. T’as l’air fin, mais j’veux pas non plus trahir la confiance de ceux pour qui je travaille. »

Elle était surprise de son enthousiasme mais le salua d’un signe de main avant de le laisser partir. Elle était surprise de le voir partir aussi vite, mais elle n’avait pas l’intention de le retenir. Saraiyel avait d’autres chats à fouetter : il y avait encore tant à faire avant la tombée de la nuit qui semblait approcher beaucoup trop rapidement. D’ici deux heures, ils devraient retourne rà leur campement, à moins qu’ils ne trouvent quelque chose d’extraordinaire.

Les hommes continuèrent à travailler pendant quelques temps encore. Elle alla voir Yoshiro et ils se parlèrent de cet étrange objet qu’ils avaient trouvé. Il lui assura qu’il aurait besoin de quelques jours pour trouver une solution à cette énigme, mais que dès le lendemain ils devraient lever le camp : il avait trouvé une autre piste. Ils finirent donc d’explorer ce campement, jusqu’à minuit environ avant de rentrer au campement. Ils n’auraient que quelques heures de sommeil, mais avaient fini par retrouver quelques pièces qui semblaient anciennes : une vieille horloge, assez grande, donc pas récente, mais aussi quelques étranges parchemins qu’ils devraient aussi décrypter. Elle y passa une partie de la nuit, mais, au matin levé, elle était prête pour une seconde journée. Alors qu’elle ordonnait qu’on lève le camp, elle eut une pensée pour cet étranger, se demandant s’il allait se pointer en cette grise matinée.

[J'ai passé au lendemain, mais si ça convient pas, hésite pas à me prévenir et je changerai.]
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Eliott Odeline
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Mar 30 Déc - 13:04

Avant de quitter l'endroit, Eliott accepta la dernière remarque sans broncher. Après tout, avec ou sans note, il n'y avait pas beaucoup de différence. Heureusement pour lui, il avait bonne mémoire. Sur ce, il repartit en direction du village où il logeait en réfléchissant à ce qu'il avait vu. Cette conversation ne lui avait pas servi à grand chose. Mais au moins, il pourrait suivre l'équipe et l'observer afin de mieux savoir quand agir. Quand il fut de retour au village, la première chose qu'il fit fut de rencontrer le capitaine de son navire afin de le prévenir qu'il était rentré et qu'il se retirait désormais dans ses appartements (en précisant bien qu'il ne fallait pas le déranger sous peine de terribles représailles). Cependant, Eliott fit tout de même l'effort de demander des nouvelles des membres de l'équipage. Il n'y avait pas encore eu de mutinerie donc tout allait bien. Il s'enferma dans sa chambre et ouvrit une nouvelle fois les manuels qu'il avait emporté avec lui. Il lui fallait d'autres informations, mais pas sur l'objet qu'il recherchait. Après une heure à se concentrer en vain sur les différents symboles, il laissa tomber et sorti en ville dans les cafés. Il était mort de fatigue mais il se faisait tard et le travail n'attendait pas. Il demanda aux clients d'un bar s'ils connaissaient une certaine Saraiyel ou un Yoshiro. Mais il n'eus guère de nouvelles informations. Les seules choses que l'on connaissaient à leurs sujets n'étaient que des rumeurs, et il connaissait déjà la plupart des informations. Mais quand il prononça le nom d'un certain Walter qui serait actuellement à Marania, certains purent lui apprendre quelques nouvelles intéressantes. Finalement, il rentra chez lui alors que le soleil s'était couché depuis déjà fort longtemps. Il s'affala sur le lit qui s'offrait à lui sans demander son reste et s'endormi presque aussitôt. La nuit lui sembla bien courte. Car si le soleil s'était couché avant lui la veille, il n'était toujours pas levé alors qu'Eliott l'était déjà. Celui se leva de bonne heure et se redressa sur son lit avec difficulté. Après un long soupire, il se dit à lui même :

- Comme c'est motivant de devoir parcourir la forêt de nuit à la recherche d'un objet légendaire ... se dit-il ironiquement.

Il pris plusieurs minutes à se réveiller complètement et à se changer. Il regroupa quelques affaires (dont des livres, juste au cas où) et laissa un mot sur la porte de sa chambre afin de prévenir qu'il serait parti toute la journée. Après quoi, il se mis en route afin de retrouver l'équipe de l'expédition. Le jour se leva enfin, révélant un ciel gris qui donna d'avantage de courage à Eliott, qui se demanda pourquoi il avait accepté cette maudite mission dans le fin fond de la planète. Il arriva enfin alors que la plupart des aventuriers levaient le camps. Un peu confus, l'espion essaya de retrouver Saraiyel. Il finit par la trouver après avoir subi les regards interrogateurs et nonchalants des membres de l'équipe. Il fit l'effort de sourire à la jeune femme et dit d'un ton enjoué :

- Bien le bonjour. Et oui, je suis toujours là !
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Saraiyel Asheroth
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Mer 4 Mar - 12:04

Le campement devait se trouver à une heure et demie de marche du village le plus près. Les villages étaient peu nombreux, et surtout peu hospitaliers. Pour s’y rendre, il fallait longer la lisière de la forêt et de la plage, puis s’enfoncer dans les bois quelques peu pour y découvrir une clairière. Ce village était cependant d’aucun intérêt pour la petite expédition d’hommes et de femmes dont le campement se trouvait plus loin, dans une autre clairière. Mais celui-ci eut disparu bien peu avant l’aube, alors que les tentes avaient été roulées, les feux éteints, les armes, les cartes et tout le reste du matériel amassés par les hommes qui s’affairaient sous les ordres de la jeune femme aux cheveux flamboyants. Elle les guidait avec des mouvements amples, ceux-ci montrait toute l’énergie qu’elle semblait avoir amassé en une seule nuit. Ce n’était peut-être pas si étonnant, à la voir aller la veille, elle semblait en avoir à revendre, mais ce n’était pas toujours suffisant pour motiver ses hommes à travailler mieux, plus vite ou même du tout.

C’est d’ailleurs un de ceux qui travaillait moins qui lui fit un signe de menton vers l’inconnu, lui adressant une question que ne put entendre le voyageur. Saraiyel sembla laisser échapper un soupir avant de renvoyer l’homme, le laissant s’enfoncer plus loin dans le bois, seul. De toute façon avec son arc et son armure, il semblait se fondre dans le décor. Peut-être était-il un éclaireur? Il n’eut vraiment le temps de s’attarder sur cette question puisque la jeune femme s’était retournée pour s’approcher de l’homme, mais son arrivée ne fut pas sans le moindre questionnement. Avec la nuit, elle avait tout de même eu la chance de prévenir ses homes de sa présence, et aussi de leur demander de le garder à l’œil. Elle semblait insouciante et peut-être bonnace mais elle connaissait ses protocoles. Il était certainement louche qu’un individu s’intéresse à ce qu’ils cherchaient sur cette île, mais personnellement elle ne le croyait pas particulièrement dangereux. C’est donc avec un sourire non feint qu’elle vint le retrouver, lui faisant un signe de main.

« Bon matin, étranger! » Elle avait déjà oublié son nom, mais le sourire avec lequel elle disait ceci semblait valoir mille excuses. « Un peu plus tu serais arrivé trop tard, on est sur le point de partir! C’est pas mal long ramasser le campement, mais ça ne sert à rien de rester ici pour l’instant, on reprend la route vers la côte. »

Elle marqua une pause et cligna lentement des yeux, comme si elle semblait dérangée par une pensé soudaine. Saraiyel semblait toujours avoir la tête pleine d’idées qui tourbillonnaient et qui ne pardonnaient pas. « Bien dormi? »

Elle lui fit signe de le suivre alors qu’ils continuaient la conversation. Elle se rendit vers ses choses et s’assura que son sac était prêt avant de l’enfiler sur son épaule. Alors qu’Elliott allait lui répondre, elle lui fit signe d’attendre et s’adressa à ses hommes d’une voix forte et grave, rappelant peut-être un peu tristement celle d’un homme : « Alors, tout le monde est prêt? On se met en marche vers le nord est maintenant. On devrait atteindre une plage rocheuse menant sur la mer des douleurs d’ici 3 heures ! Si vous vous sentez plus apte à rester parmi nous, faites-moi signe pis on va s’arranger. Urkath a fait son tour, ça a l’air que c’est correct et pas trop étouffant aujourd’hui, on va donc pouvoir commencer nos vraies recherches. Allez, on y va ! »

Elle leur fit signe de se mettre en route, maintenant que le campement n’était plus qu’un souvenir, et se tourna vers Elliott. « Je vais devoir aller en avant, mais tu peux me suivre pis on pourra jaser plus de ta présence ici. » Son ton n’était pas vraiment menaçant ; elle ne cherchait pas les noises, mais sa nature curieuse la poussait néanmoins à poser beaucoup de questions.
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Eliott Odeline
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott] Mer 25 Mar - 13:01

Eliott écouta poliment les remarques de la jeune femme tout en observant les alentours, essayant de mémoriser un maximum de visage. Car il avait un plan et il lui fallait absolument trouver une personne assez naïve et informer pour le mettre à exécution, cette nuit, quand tout le monde dormirait. Il reporta néanmoins son attention sur son interlocutrice lorsque celle-ci lui posa une question. S'il avait bien dormi ? Pouvait on appeler "fermer les yeux deux ou trois heures" dormir ? La fatigue l'assaillait déjà mais il espérait que celle-ci disparaîtrait avec l'exercice et le mouvement. Il la suivit lorsqu'elle lui fit signe et voulu lui répondre, mais il ne s'agissait visiblement pas du bon moment. Après un soupire de frustration, il l'écouta tout de même donner ses ordres, prêtant surtout attention au programme de la journée. La simple évocation des trois heures de marche le décourageait d'avance, et il aurait donné n'importe quoi pour être encore allongé dans son lit. Mais le travail avant tout ... Quand elle lui proposa de se rendre à l'avant du groupe, il opina :

- Je vous suis ! Et je tâcherai de répondre à vos questions. Je comprends bien que vous devez en avoir quelques unes et être méfiante, mais je vous promet que mes intentions sont des plus innocentes !

Il était facile de jouer un jeu freluquet naïf et impatient, restait à savoir si cela suffirait. Eliott préparait déjà dans sa tête les réponses à des questions que Saraiyel pourrait lui poser, mais il avait beaucoup de mal à se concentrer. Il fallait absolument qu'il se réveil ! Il la suivi jusqu'au devant du groupes d'hommes et de femmes qui composait l'expédition. L'espion devenait paranoïaque ou certains membres l'observaient avec suspicion ? La mission s'annonçait plus compliqué que prévu ... Il fini par articuler en se frottant brièvement les paupières :

- Je n'ai pas vraiment passé une bonne nuit si vous voulez tout savoir... J'ai relu certains livres jusque tard dans la nuit. Je saurai au moins qu'il vaut mieux se coucher tôt à la veille d'une expédition !

Pour éviter que l'exploratrice ne commence directement par des questions auxquelles il n'était pas sûr de pouvoir répondre, le jeune homme demanda avec insouciance :

- Qu'allons nous faire exactement à la mer des douleurs ?

Toute information nouvelle était bonne à savoir, et cela permettrait de le sortir de cet état de fatigue. Ses jambes s'endolorissaient déjà et la journée ne faisait que commencer.
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MessageSujet: Re: C'est le mien, d'abord ! [Eliott]

C'est le mien, d'abord ! [Eliott]

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