La Légende des Mers


 
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Rajasa

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L'ÉruditAdmin
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MessageSujet: Rajasa Mar 2 Juil - 21:21



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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:21


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Rajasa



Description générale


Les Rajasa sont certainement les plus nombreux dans le monde connu. Ils ont été très prévoyants quant à la Chute et leurs ancêtres ont construits de grandes structures pour permettre à leurs descendants de survivre longtemps dans un climat hostile. Ils sont prévoyants et un renfermés sur eux-mêmes. Sans être exactement racistes, leur élitisme (que ce soit envers les autres peuples, religions, entre les différentes castes,…) a tendance à compliquer leurs relations. Ainsi, ils partagent rarement leurs plans avec les autres races, même si cela pourrait épargner de nombreuses vies. Les Rajasa savent tant être calculateurs et froids que enjoués et vivants. Si leurs origines sont intimement liées à la grande plaine, avec les années, cette culture s’est étendue bien au-delà de leurs mers. Avant la Chute, ils étaient présents sur tous les continents. Les habitants de la capitale sont les plus puristes. Ils se croient bien parfois supérieur s aux autres Rajasa aussi. Leurs symboles principaux sont les fleurs. Leur mentalité accorde une grande importance à la vie et l’esprit de toute chose, ainsi que pour l’honneur de leur peuple, de leur nom, de leurs seigneurs et de leur personne. Les Rajasa comptent environ autant d’hommes que de femmes. Ces dernières sont d'importance moindre à la naissance dans la plupart des clans. Les hommes atteignent plus aisément des postes de pouvoir que les femmes, de qui on attend de faire de bonnes mères et d’être une épaule solide pour leurs maris. Il est possible pour elles de monter les échelons de la société, mais cela n’arrive qu’à la sueur de leur front.


Description physique


Les Rajasa viennent en plusieurs formats, très grands ou très petits. Avec les neuf clans et leur grand nombre, les différences physiques sont très nombreuses. Ils sont, en général, à être plus petits que les Easÿels, et plus foncés. Leur peau varie du bronze à brun très pâle. Leurs yeux sont plus petits et bridés que ceux des autres races, mais leurs tons sont très variés. Ils peuvent être entièrement blanc, noirs ou même mauves, ce qui est très particulier. En général, la couleur de leurs yeux est liée à leur clan et parfois même à leur personnalité. Leurs cheveux sont de teintes foncées, majoritairement noirs, mais parfois aussi bruns, fauve ou très rarement blancs ou gris. Le style vestimentaire Rajasa est élaboré, mêlant aisément la tradition et le renouveau. Grâce à leur immense pouvoir d’achat et territoire, ils ont accès à beaucoup de ressources. Ils sont les principaux exportateurs de plusieurs tissus fins, qu’ils travaillent bien souvent. La soie et le coton fin sont particulièrement populaires. Leurs vêtements amples sont réputés pour leur détail et leur confort. Les bijoux sont aussi très prisés, notamment les bijoux d’or et de jade. Tant les hommes que les femmes portent des vêtements amples, et pour la plupart des non-Rajasa, il semble y avoir bien pu de différence entre les styles vestimentaires masculins et féminins.


Espérance de vie


Il est difficile de calculer directement l'espérance de vie des Rajasa. Elle est plus grande lorsqu'ils vivent dans les campagnes saines et dans les petites villes. Comme pour bien d’autres, la vie dans les métropoles est plus difficile et bien moins propre, mais les services sont généralement plus proches. Ils peuvent vivre environ 115 ans à 150 ans selon l'individu et son mode de vie.


Lieux d'appartenance


Les Rajasa possèdent deux points d'appartenance principaux. D'abord, il y a Klahän, qui est la capitale du monde connu. Elle appartient à des Rajasa, mais elle est peuplée par tous les peuples. Il y a aussi le Grand Empire de l'Éternel, qui borde la Mer d'Ushizumi. Les Rajasa y sont beaucoup plus refermés et ceux-ci préfèrent ne pas se mêler aux autres races.


Exemples de noms


Hommes : Bae, Chen, De, Fa, Haru, Heng, Howin, Jun, Kisho, Kiyoshi, Kun, Kwan, Le, Lu, Ping, Quon, Rai, Ronin, Sheiji, Takai, Yasuo, Yuki
Femmes : Ai, Aiko, Bik, Dae, Fai, Hoshi, Hua, Huan, Jia, Ju, Kaede, Keiko, Lian, Ming, Moon, Mulan, Niu, Nozomi, On, Qing, Saeko, Shin, Takara, Yuri
Noms de famille : Chao, Dai, Hsieh, Ito, Jiang, Kato, Lei, Li, Mai, Narito, Oonishi, Saito, Sasaki, Shen, Sung, Takahashi, Teng, Ts'ai, Wu, Yamasaki, Zhang


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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:22


Capacités raciales

Chaque personnage commence avec une capacité raciale choisie selon sa race. Au cours du jeu, il est possible d'acquérir d'autres capacités raciales. Cette liste n'est pas exhaustive et il arrive que des Rajasa aient d'autres capacités. Si vous avez une idée de capacité à ajouter à cette liste, n'hésitez pas à contacter le staff.


  • Soupir de vie : Les plantes autour du Rajasa ayant cette capacité poussent plus rapidement. Elles sont plus agréables avec lui, de façon à lui ouvrir le passage dans une forêt serré, par exemple. Ils stimulent les esprits de la forêt qui apprécient de faire retentir pour eux la douce mélodie du vent dans les feuilles.
  • Forme éthérée : Les Rajasa peuvent passer pendant une très courte période de temps dans une forme éthérée qui leur permet de traverser les murs. Leur influence sur leur environnement devient cependant très limitée. Gare à celui qui n'a pas fini de traverser un objet solide quand le pouvoir fini, cependant.
  • Charme fatal : Ceux qui possèdent ce charme dit fatal captivent l'attention des gens. Ils ne sont pas nécessairement beau, mais les gens se montrent très agréables avec eux, ou du moins plus agréables qu’ils ne le seraient naturellement.
  • Sans souffle : Cette capacité permet de ne pas respirer tout simplement.
  • Vision éthérée : Si quelqu'un possède ce don, il est capable de voir les esprits comme les esprits de la forêt ou encore les fantômes. Cela peut être très désagréable lorsqu'on se trouve dans un endroit où beaucoup de gens sont morts.
  • Résistance aux poisons : Certains Rajasa sont entièrement immunisés aux poisons d'origine naturelle.
  • Caméléon urbain : Les Rajasa ont l’habitude de se promener dans les villes, certains ont donc une grande facilité pour se cacher dans les villes entre les individu mais aussi parmi eux.
  • Attaque musicale : Certains Rajasa sont capable d'utiliser les ondes sonores pour attaquer leurs ennemis. Cela est possible seulement avec un instrument prédéfini.
  • Forme secondaire : Si certains Rajasa ont une forme éthérée comme celle des fantômes, d'autres ont une autre forme entièrement qu'ils peuvent adopter plus souvent mais qui doit absolument physique. Il s'agit souvent d’une forme animale, mais d’autres formes sont possibes.
  • Mobilité dans les montagnes : Certains Rajasa sont capable de bouger dans les montagne comme si la dénivellation n’existait presque pas. C'est très étrange à voir, mais ô combien pratique dans leur pays.




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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:22


Prédéfinis


Heibei Chao

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Nom : Chao
Prénom : Heibei
Âge : 28 ans
Fonction : Érudit, Historien, archiviste (Membre de la Société)
Voie mystique : À votre choix
Race : Rajasa (Héi-an)
Origine de l’image : Dynasty Declining de Feimo
Description physique :
Sa peau est très pale, preuve qu’il passé plus de temps dans ses livres que dehors au soleil. Ses yeux, eux sont gris comme la tempête. Contrairement à son père, il est assez petit et peu musclé, pourtant il est très raffiné, ses traits rappelant ceux des nobles. Il porte ses cheveux longs généralement détachés, et se vêtit presque toujours des kimonos de soie noire et dorée, qui sont ses couleurs fétiches.
Description psychologique :
Heibei est calculateur et préfère la compagnie des livres à celle des gens. Il est conscient qu’il se doit parfois de faire des apparitions sociales, et sait se comporter de façon digne. Il trouve les gens chaotiques, imprévisibles et envahissants alors que les livres sont  calmes et silencieux. Il a un côté artistique caché, dont il ne parle pas. Ses passions sont toutes personnelles et ne laisse que l’impression d’un noble froid et blasé, mais il est lui-même conscient d’être ennuyant.
Autre information :
Heibei est le fils de Wilhelm Chao, le maire de Klahän, cependant il ne vit pas avec lui. Il a quitté l’île il y a plus de dix ans, après la mort de sa mère, pour se rapprocher de ses racines profondes. Il a publié plusieurs tomes sur l’histoire et la société Rajasa.
Hisutsu no Yuuki
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LIBRE
Nom : Hisutsu
Prénom : Yuuki
Âge : 30 ans
Fonction : Prince impérial déchu, vagabond
Voie mystique : Invocation
Race : Rajasa (Tsai-an)
Origine de l’image : Samurai Warriors 3
Description physique :
Il est difficile de dénier à Hisutsu no Yuuki son apparence noble. Ses longs cheveux noirs et soyeux sont d'une grande beauté. Lorsqu’il habitait encore au palais, il s’en occupait beaucoup et très bien, et maintenant s’ils sont plus laissés à l’abandon, ils sont cependant d’un noir si sombre qu’ils semblent absorber la lumière. Sa peau est légèrement bronzée, mais ce sont ses yeux vairons les plus évidents. L’un est brun alors que l’autre et vert. Ses vêtements sont adaptés à ses voyages pour l'instant, mais même avec moins de moyens qu’en temps normal, il essaie d’être bien mis.
Description psychologique :
Yuuki est un homme déterminé et incroyablement bon. Il adore son peuple avec toute la force dont il est capable. Cependant, il souffre d'une amnésie. Ayant peine à se souvenir de son nom, il a simplement l'impression que ses souvenirs lui ont été volés. En cherchant des réponses, il est devenu un peu vagabond, las... espérant que sa vie le retrouve un jour.
Autre information :
C'est l'empereur des Rajasa qui est disparu depuis dix ans environ. Il n'a aucun souvenir de son passé et les gens qu'il croise semblent l'avoir oublié. Il a, à l'arrière de son cou, huit barres horizontales noires comme la nuit. Personnage avancé.
Kanon

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LIBRE
Nom : -
Prénom : Kanon
Âge : 27 ans
Fonction : Seconde de Tamaarah, directrice du bureau de la Mer d’Ushizumi, membre de la Confrérie de l’Éclair d’Argent
Voie mystique : A votre choix
Race : Rajasa
Origine de l’image : Dynasty Warriors 7
Description physique :
Pour une femme, surtout une Rajasa, Kanon est en fait très grande et imposante. Elle sait se vêtir pour faire régner son autorité et personne ne la mettrait en jeu quand elle balance avec agilité son épée longue. Elle a de longs cheveux noirs et ses yeux bruns sont très foncés, presque noirs. Sa peau est relativement pâle et parcourue de différentes cicatrices, ce qui contribue grandement à son physique de guerrier.  
Description psychologique :
Souvent, elle s’est laissée écraser par le fait d’être une femme. Au début, quand elle disait qu’elle voulait faire partie de la garde impériale, on se riait d’elle, mais toute tentative à faire d’elle une « bonne » femme a échoué. Elle reste, selon les dires un garçon manqué, pourtant avec le temps s’est développé chez elle un goût pour les belles choses. Elle aime sa situation actuelle d’autorité, et, malgré ses défauts elle adore son peuple.
Autre information :
Elle parle le Sib Shyam assez bien, car elle a entretenu des liens avec les Asheti pendant de bons moments. Son arme est un cadeau de Tamaarah. En fait, elle vient tout juste de s’installer dans les îles orientales.
Shirai Takeji

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LIBRE
Nom : Shirai
Prénom : Takeji
Âge : 30-35 ans
Fonction : Duamégiste, explorateur (terrestre), linguiste, guerrier.
Voie mystique : Élémentalisme (bois)
Race :Rajasa (Shima-an)
Origine de l’image : Ujiyasu dans Samurai Warriors III (cheveux modifiés)
Description physique :
Shirai respecte le stéréotype d’un aventurier : il est grand, bâti, sa peau est basanée, et sa barbe est rarement bien taillée. Ses cheveux sont brun foncé, tirant un peu sur le roux, à cause de tout le temps qu’il passe au soleil. On peut difficilement manquer la cicatrice qui parcourt son visage. Il porte généralement une armure de facture Rajasa, il est presque toujours armé. De plus lorsqu’il est à l’extérieur il semble toujours entouré d’animaux.
Description psychologique :
Certains croient cet homme bipolaire tant son caractère change comme le temps. Lorsqu’il est en mission, il est sérieux, concentré et décidé, c’est un leader. Cependant lorsqu’il est en quartier libre, il est joyeux, bon vivant, irresponsable, il aime particulièrement l’alcool et la bonne nourriture, et sa fille. C’est un homme de nature ouverte d’esprit, il ne juge pas la race des gens. Takeji est habitué de visiter des peuples reculés, de plus on a tendance à l’apprécier naturellement.
Autre information :
Takeji a un enfant avec une membre d’une tribu qu’il a visité (Rajasa, Asheti ou Vodnì). Sa capacité raciale est l’empathie animale, qui est amplifiée avec les chevaux avec lesquels il peut communiquer.



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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:23


Postes

Cette liste n'est pas exhaustive, mais elle donne une idée générale de la structure de la société Rajasa. Si un poste important vous intéresse (notamment chez les dirigeants), n'hésitez pas à contacter le staff à ce sujet.


Dirigeants


  • Enfant des Cieux : L'Enfant des Cieux est le titre qu'on donne à l'Empereur ou à l'Impératrice légitime. Cette personne domine toutes les terres rajasa qui se soumettent à Kan'Tsai (présentement il s'agit de toutes les terres rajasa outre Klahän.) Bien que l'Enfant des Cieux soit actuellement absent, on a la conviction qu'il n'est pas mort. Il s'agit de Hisutsu no Yuuki.
  • Empereur intérimaire : Bien que ce titre soit rarement utilisé, il arrive des moments où c'est nécessaire. Personne n'est à l'aise de nommer Hisutsu Kioya "Enfant des Cieux" tant que son demi-frère est en vie.
  • Conseillers :
  • Ambassadeur :
  • Seigneur de guerre suprême :  Le Seigneur de Guerre Suprême, ou Shogun régit toute l'activité militaire des îles rajasa. Ce poste est occupé par Nanahara no Takeshiro
  • Seigneurs territoriaux : Un seigneur territorial est un noble guerrier responsable d'une province.
  • Nobles : Les nobles sont confinés à la cour de l'Enfant des Cieux.
  • Ambassadeurs :



Militaires


  • Seigneur de guerre suprême : Le Seigneur de Guerre Suprême, ou Shogun, régit toute l'activité militaire des îles Rajasa. Ce poste est présentement occupé par Nanahara no Takeshiro.
  • Seigneurs de guerre : Les seigneurs de guerre sont des seigneurs qui possèdent de petites régions dans les provinces de leur maître. Ils sont bien entendu au sommet de la hiérarchie militaire.
  • Commandants :
  • Capitaines :
  • Archers :
  • Soldats :
  • Maître des Mers : Les maîtres des mers sont les marins experts. Ils sont peu nombreux, car les combats en mer sont rares pour les Rajasa qui tentent de conserver leurs ressources.
  • Maître des Ombres : Les maîtres des ombres sont des assassins experts. Ils dirigent généralement des écoles particulières et enseignent à de nouvelles recrues leurs techniques. Chaque école possède un code d'honneur et d'étiquette particulier.
  • Ombres : Les ombres sont des assassins ou des espions appartenant à des écoles tenues par des Maîtres des Ombres, ils répondent directement à la noblesse de leur région, province ou pays.


Civils


  • Marchands :
  • Scribes :
  • Calligraphes :
  • Armuriers :
  • Maître d’armes :
  • Artistes (Écrivain, peintre, barde, danseur, musicien…) :
  • Constructeurs de navire :
  • Capitaines de navire :
  • Marins :
  • Fermiers :
  • Pêcheurs :
  • Assassins :
  • Voleurs :
  • Receleurs d'information :
  • Chefs de guilde :
  • Voyageurs :
  • Mercenaires :



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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:24


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Histoire récente



De 540 à 548


L’histoire des Rajasa est gravée dans le sang et dans la guerre. Ce fait n’est pas nouveau, mais les vingt dernières années ont été marquées par une longue série de conquêtes internes. L’influence de celui qui fut appelé, dès le début des années 530, le Seigneur de Guerre Suprême grandit rapidement. Le pouvoir militaire des Rajasa était presque inégalable sur les quelques rares îles de Samudra. Sans l’ombre d’un doute, toute personne au somment de la hiérarchie militaire détient un grand pouvoir sur les rares terres. Malheureusement, ce pouvoir est tombé entre de mauvaises mains lorsque Nanahara no Takeshiro fut choisi comme Seigneur de Guerre Suprême. Le choix de son ascension se fit par le dernier Empereur, qui heureusement pour lui, mourut avant de voir l’ampleur de l’erreur qu’il avait commise. Cependant, il laissa entre les mains d’un jeune fils les conséquences de ce choix. L’empereur mourut à la fin de l’an 531.

Le prince impérial Hisutsu no Yuuki avait à peine treize ans à ce moment. Nanahara no Takeshiro s’installa à Sesunmon pour aider le prince dans ses décisions importantes. L’état du prince se dégrada durant les années suivantes et la puissance et le pouvoir de Nanahara grandissaient. Des rumeurs subsistent aujourd’hui comme quoi le prince n’aurait pas été malade ou n’aurait pas plié sous le stress de sa position, mais qu’il aurait été empoisonné par les agents du seigneur de guerre. Néanmoins, on ne peut que dire cela sous la clef du secret. Cela fut sans grande importance, car en l’an 538 le prince s’évapora dans la nuit pour ne plus jamais être revu. Personne ne le vit partir et jamais il n’avait fait part d’un désir de quitter sa propre vie pour devenir un voyageur. On crut donc d’abord à un enlèvement puis à un assassinat, mais cette idée n’eut pas le temps de germer dans la tête du peuple. En effet, moins d’un mois après la disparition du prince Yuuki, le Seigneur de Guerre s’empara du pouvoir impérial à l’aide de son tacticien. Il entreprit rapidement l’ambitieux projet de conquérir et d’unifier toutes les îles rajasa de la mer d’Ushizumi.

Plus de 80 îles avaient été répertoriées par l’effort des sages Héi-an. L’entreprise de cartographie du territoire rajasa avait commencé sous les ordres du prince maintenant disparu. Outre de se mettre à la recherche du prince, Nanahara no Takeshiro conquit chacune de ces îles pour former le Grand Empire de l’Éternel. Cela prit plusieurs années, mais le destin de tous les archipels était inévitable.

Lorsque la guerre s’arrêta enfin, le peuple eut le temps de s’inquiéter de l’absence de l’empereur, craignant non seulement le Seigneur de Guerre, mais aussi les foudres divines. La tyrannie de Nanahara fut difficile à accepter, mais le fait que personne ne vienne à la rescousse du peuple, et ne puisse intervenir en leur faveur face aux dieux était fort inquiétant. Dans un élan de compassion, ou simplement pour faire taire ces nombreuses voix, Nanahara no Takeshiro installa sur le trône un enfant illégitime du dernier empereur et d’une concubine. Personne n’osa s’y opposer, mais ce pseudo-empereur de douze ans laissait de marbre les habitants du Grand Empire de l’Éternel. Il fallut presque un an pour que la population apprécie le nouveau dirigeant qui, malgré son inexpérience, et ses origines douteuses. Ce sont ses idées pour le bien du peuple, son espoir de retrouver son demi-frère et son ambition de mettre un frein aux ambitions du Seigneur de Guerre qui lui valurent la confiance du peuple.

Un vent de changement souffle dans la direction de ce peuple guerrier…


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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:24


Personnages importants

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Hisutsu no Yuuki

Hisutsu no Yuuki était, avant sa disparition, le prince impérial des Rajasa. Malheureusement, il est porté disparu depuis maintenant dix ans. Peu de gens pensent le voir en vie. Cependant, même s’il n’est plus dans la capitale, il reste une figure importante par son héritage. Il accordait une grande importance aux autres races, à la géographie et à l’histoire. Il a été malade pendant un moment avant de disparaître, mais plus le temps passe moins on se souvient de lui. Il est cependant le seul qui devrait avoir le droit légitime de siéger sur le trône de la terre, car il est l’Enfant des Cieux légitime.


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Hisutsu Kioya

Même s’il n’a pas techniquement le droit légitime de régner, en l’absence du prince véritable, il ne reste que bien peu d’autres choix comme Enfant des Cieux. Il s’agit de l’enfant de l’empereur précédent avec sa concubine préférée, sa « deuxième femme ». Timide et réservé, il semblait le choix parfait pour devenir de pantin pour Nanahara no Takeshiro qui choisit de le mettre sur le trône. Kioya développa rapidement un caractère et un goût pour la politique en travaillant sur le trône. Il espère apporter un peu de bien dans un empire déchiré par la guerre et la violence. Il a quinze ans.



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Nanahara no Takeshiro

Nanahara no Takeshiro : Le Seigneur de Feu, la Flamme Éternelle, le Seigneur de Guerre Suprême. Tant de titres sont réservés à un homme exceptionnel qui sème à la fois l’ordre et la terreur sur les îles Rajasa depuis plusieurs décennies. Maintenant proche de la cinquantaine, on ne le sent pas encore ralentir. C’est un homme ambitieux, c’est un militaire acharné, méthodique et bien plus éduqué que ce que ces ennemis ne le pensent. Ce n’est pas de méchanceté gratuite qu’il agit. Il a la conviction ferme que ses actions sont pour le mieux-être de son peuple. Son visage est dur et sa volonté est ferme, c’est l’image absolue du guerrier pour son peuple.


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Genji Kômyô

Ancien général de Nanahara no Takeshiro, Genji l’a aidé dans sa prise du pouvoir. Il était très jeune à cette époque, mais il s’est distingué par sa capacité rapide de pensée et d’action, de même que par ses connaissances tactiques. Cependant, ses idéaux se sont rapidement séparés de ceux de son ancien mentor. Il a plié bagage pour se rendre à Klahän, la Cité Libre. Il y fait là-bas office d’ambassadeur. Même si les relations sont parfois tendues, il réussit à bien s’entendre et à faire passer les messages correctement entre Klahän et le Grand Empire de l’Éternel.


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Yurusai

Fils unique (dit-on) de Komui, Yurusai (ou Yorusai) est le seigneur de la Cité Sombre des Shi-an. Ses yeux sont noirs comme la nuit, et sa peau est pâle, sauf pour les huit marques à la base de son cou, marque de l'héritage de son père. Il partage une partie de l'essence de son père, certes, mais aussi d'êtres démoniaques. C'est une créature terrifiante, qui accepte son rôle. Jamais il ne verrait sa cité comme le "dépotoir" des Rajasa. Homme fier et impulsif, il contrôle un certain culte, qui découle de celui de son père et dans sa ville il est vénéré comme un véritable dieu.


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Wilhelm Chao

Même s’il ne fait pas partie du Grand Empire de l’Éternel, il est important d’accorder une mention à Wilhelm Chao. Demi-Rajasa, demi-Laiken, il est né à Klahän et y a toujours vécu. Il adore sa vie telle qu’elle est et ne croit pas que les gens devraient se limiter et s’enfermer dans le carcan de leur race. C’est un esprit libre qui croit fondamentalement que chaque personne a sa place dans l’univers. Il dirige la ville de Klahän, et même si c’est un homme d’action, depuis un certain temps il accepte de laisser les autres s’occuper du terrain. Il cherche aussi à trouver une autre terre d’accueil pour les marcheurs de terres de Samudra et en ce sens, il contribue à la recherche du nouveau continent. Accessoirement, il est le père de Heibei Chao, un célèbre érudit Héi-an.


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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:26


Situation géopolitique


Situation géographique


Avant d’être à nouveau unifié, l’empire des Rajasa était séparé en quelques archipels entourant la mer d’Ushizumi. Chacun de ces archipels, et beaucoup d’îles, fonctionnaient sans pouvoir extérieur, ne répondant qu’à leurs propres règles. La cartographie de toutes ces îles permit cependant au Seigneur de Guerre d’amener sur celle-ci le son règne militaire. La mer d’Ushizumi est une des plus grandes connues de Samudra, et sur celle-ci s’étend le Grand Empire de l’Éternel. Cet empire contient plusieurs métropoles et villes d’importance, surpeuplées, où survivent à peine les gens.

La capitale de cet empire est la ville de Sesunmon. C’est l’immuable capitale d’un empire qui lui s’est grandement étendu durant les dernières années. Située au pied de grandes montagnes, elle est coincée entre la mer et les pics rocheux. Au nord de celle-ci se trouve, dans les montagnes, le palais de Kan’Tsai. Bien que de grandes étendues d’eau séparent les nombreuses îles, la plupart des navires sont réquisitionnés par l’empire pour l’exploration de territoires lointain, pour l’armée ou encore pour le transport. Il est donc difficile de parcourir les différentes îles, mais certains aventuriers s’y risquent.


Situation politique


C’est sous une dictature que se trouve le Grand Empire de l’Éternel. Il manque présentement un empereur à cet empire. C’est donc un pouvoir militaire pseudo-légitime qui mène cet empire. La population des villes, trop importante, est plutôt pauvre, malheureusement elle est affligée d’une immense inégalité entre les nobles, les intellectuels, les guerriers et le reste de la population. En effet, la grande majorité des gens sont des cultivateurs qui servent à soutenir cette étrange économie militaire. Les pauvres sont très pauvres et les riches sont très riches. En effet, il faut pour avoir une once de valeur posséder du sang noble et avoir ses titres en règle, le reste des habitants de l’Empire doivent courber l’échine devant ceux qui ont le pouvoir. Avant, cela se traduisait par l’Empereur, la famille impériale et ses représentants, mais maintenant on retrouve cette demande pour tous les guerriers de toutes les régions.

La vie n’est pas aisée en ces terres, mais on fait ce qu’on peut pour survivre. Ceux qui souffrent véritablement ne sont pas en mesure de faire quoi que ce soit. La population grandissante a très peu d’espoir de se sortir de cette situation qui est acceptée comme un compromis depuis fort longtemps.

Relations avec les autres peuples : Bien que techniquement unis sous la bannière d’un empire, les Rajasa comptent plusieurs clans différents. Ceux-ci ont des vues différentes sur les étrangers et leurs interactions changent énormément. Officiellement, voici ce que pensent les Rajasa des autres races, cependant, il y a bien plus chez eux que ce qu’on peut voir au premier coup d’œil. La position officielle n’est que cela après tout, sans plus.

Il y a entre les Easÿels et les Rajasa (notamment les sages Héi-an) une paix tacite, qui leur permet de nombreux échanges d’informations, profitables dans les deux cas. En fait, ils sont près au niveau des intérêts. Malheureusement, l’empire plus militaire ne comprend pas l’intérêt que peut porter une minorité de son peuple pour les étrangers. Néanmoins, les relations sont ouvertes et permises, et généralement profitables. Ces échanges ne se rendent que très rarement à un niveau commercial. Cependant, il arrive que les navires militaires peu gardés et les navires voyageurs des Rajasa soient attaqués, entre autres, par les corsaires easÿels et les pirates Naveediels ou Laikens.

Comme ils n’ont pas eu à prendre position dans la guerre de la Pointe Blanche, les Rajasa n’ont pas d’appréhension à faire du commerce ouvertement avec les Asheti.

Ils ont peu de liens avec les Vodnìs, qui visitent néanmoins parfois leurs terres. Leurs relations avec les Naveediels sont tout aussi neutres.

Bien qu’aucune guerre ouverte n’ait été déclarée entre les Laikens et les Rajasa, les deux peuples guerriers pourraient un jour créer le plus gros bain de sang. L’esprit guerrier de ces deux peuples mènerait à un affrontement sans précédent, heureusement, cela n’est jamais arrivé et ils ne partagent pas leur territoire. Ils s’évitent donc par convention.

Finalement, dû à leur situation géographique distincte, les Rajasa n’entretiennent pas de liens avec les Dra’an.


La recherche de l’empereur


Comme les Rajasa ne forment pas un peuple aussi uni qu’ils veulent le laisser paraître, il est difficile de déterminer ce que sont leurs véritables plans communs. Il y a cependant quelque chose qui unit une bonne partie de la population : la recherche de l’Enfant des Cieux. Beaucoup de gens donneraient tout pour revoir cet homme, et défaire le règne forcé du Seigneur de Guerre Suprême.


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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:27


Langues


Riyan : Cette langue a transcendé les âges et les désastres. Elle est parlée sur une bonne partie du monde connu, souvent sous forme de dialecte. C’est la langue qu’utilisaient et utilisent toujours les Rajasa pour s’exprimer de façon commune. C’est la langue parlée dans la capitale et ses environs, sur la plupart des terres Rajasa qui n’ont pas été influencées par un grand contact extérieur. Elle est composée de deux alphabets très complexes qui se mélangent parfaitement. La prononciation des mots est généralement sèche et coupée et les phrases sont longues. C’est une langue qui peut être difficile à apprendre à cause du manque de logique entre les mots et c’est pourquoi une autre langue s’est développée au cours des années.

Riyan-heii : Cette langue s’est développée dans les rues de la capitale et s’est tranquillement répandue dans les îles avoisinantes. Il s’agit tout simplement d’une forme simplifiée du Riyan, qui possède donc un seul alphabet et une structure grammaticale beaucoup plus simple. Il n’est pas rare d’entendre les enfants et les gens du bas peuple parler le Riyan-heii. Les autorités et les érudits considèrent cette langue fascinante et aberrante, car ils ont peur de voir leur langue centenaire disparaître au profit d’une langue simple et sans saveur.

Hai Su Bai : Cette langue est la langue impériale imposée par Nanahara no Takeshiro lors de son invasion, mais elle est aussi imposée à son propre peuple qui parle aussi le Riyan. C’est une langue qui découle de textes anciens qui datent d’un grand moment de gloire des Rajasa, malheureusement elle s’est perdue avec le temps. Lorsque Takeshiro est monté au pouvoir, il a relancé cette langue fort complexe, mais ô combien jolie. Elle ne possède pas d’alphabet, seulement un répertoire d’environ trente mille symboles avec une structure grammaticale très lourde et complexe. Cependant, il se sert de cette langue comme d’un outil, et cela marche parfaitement bien. On suppose qu’à l’origine la langue qui ne s’appelait que le Hai Su possédait plus de soixante-mille symboles..

Yurai : Cette langue est celle dans laquelle Yurusai s’est adressé à ses sujets. C’est une langue parlée, qui utilise les mêmes alphabets que le Hai Su Bai pour l’écriture mais dont la lecture est complètement différente. La langue parlée est très complexe, et les mots ne sont pas les seuls éléments importants : le rythme, l’intonation, le ton et les silences sont tant d’éléments qui peuvent influencer le sens d’une phrase.


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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:27


Le culte de l’Enfant des Cieux


« Notre dirigeant est l’envoyé même des cieux, il leur répond et les cieux lui répondent, nous nous devons de le suivre dans la vie et dans la mort…»

— Motsumoto no Minai, Seigneur de Guerre


La religion chez les Rajasa est, comme chez beaucoup d’autres peuples, un rassemblement d’idées qui peuvent sembler hétéroclites. Ces idées cohabitent chez une personne que si elle veut bien les adopter. La religion n’est pas aussi structurée que chez d’autres peuples, et il arrive que chaque personne prenne un peu de chaque courant de pensée pour se faire sa propre idéologie. C’est une pratique habituelle en réponse aux grandes tragédies et les peuples se remettent encore de ce qui s’est passé, ils se cherchent encore dans leurs buts et dans leurs croyances. Cependant, peu importe le régime observé, il y a une grande tendance qui reste, probablement de l’Ancien Monde, chez les Rajasa. Le dirigeant est un dirigeant de plein droit et on dit de lui qu’il est la parole divine, d’où son titre d’Envoyé des Cieux.

Avant d’expliquer ce titre, il est bon de mentionner que pour les Rajasa, les véritables figures divines sont au nombre de neuf. Ces neuf figures sont appelées des Seishi. Ils ont marqué l’origine et l’histoire des Rajasa, cependant leur culte direct est très rare. Ils sont des figures si distantes qu’on ne pense que très rarement à les prier. Chacune de ces figures protège un des clans Rajasa. L’Envoyé des Cieux est donc celui qui fait le lien entre ces puissances célestes et le monde des vivants.

Les façons d’arriver à ce titre dépendent des différents clans fonctionnant avec ce système. Deux clans principaux ont maintenu ce système au cours des siècles. Pour les Héi-an, le trône des cieux revenait de droit à celui qui le prenait. C’est-à-dire qu’un empereur n’était empereur que parce qu’il s’était élevé contre l’empereur précédent. Certaines dynasties durèrent suffisamment longtemps pour avoir marqué l’histoire. Malheureusement, depuis la Chute, le culte de cette figure divine s’est estompé pour laisser beaucoup plus de place à l’Envoyé occupant le Trône de la Terre. Celui-ci descend directement de Kan’Tsai qui créa le monde selon les Rajasa. Cette famille noble règne depuis toujours sur les terres Rajasa. Il s’est formé autour de ces deux figures un véritable culte.

L’empereur devient une figure religieuse, car il est vu comme l’incarnation des dieux ou du moins comme leur parole. Ses paroles seront divines, ses pardons briseront toutes les frontières et ses haines aussi. Il doit cependant répondre de ses actions, tout particulièrement quand le titre est obtenu de force. Ainsi, lorsque les Grands Prêtres, à l’unisson, décident que l’empereur s’est laissé guider par son monde matériel, ils peuvent décréter que les Cieux ne lui répondent plus et qu’ils doivent en instaurer un autre. C’est une pratique peu courante, mais le Droit des Cieux est une pratique importante dans le cœur de tout prêtre, car cela donne une chance au peuple de se départir d’un tyran, advenant le cas.

Outre cela, les Rajasa ont plusieurs sortes de culte, mais la plupart sont en fait un ensemble de morales très particulières et très strictes. Leur religion est d’abord une suite de règles, d’actions toutes pratiquées dans le quotidien de la race. Cela peut aller de l’importance accordée à l’éducation, en effet, pour atteindre le paroxysme de l’être, toute personne doit être éduquée. Même si l’atteinte de cette éducation peut être parfois difficile, l’importance de l’honneur, le devoir filial, l’aide au prochain, le rapprochement de la communauté. Ce sont des valeurs indissociables du mode de pensée des Rajasa, et elles sont apprises très jeune comme ayant une valeur religieuse. Plusieurs Rajasa cherchent la paix intérieure que ce soit par la méditation ou encore par l’enfermement monastique, certains prophètes ont vu il y a des centaines d’années probablement avant la chute que seuls l'isolement et la contemplation de l’État Supérieur pouvaient sauver les hommes. En effet, on remarque que beaucoup des temples, des monastères et leurs moines ont été épargnés par les dieux, dernièrement beaucoup de gens se tournent vers ce mode de pensée, car plus les temps sont difficiles plus les gens sont désespérés.

Finalement, le dernier aspect important est le respect de toute chose et des ancêtres. Comme la famille constitue l’unité la plus importante, le respect des ancêtres est très important, en plus du respect porté à sa propre famille. Les gens ont souvent des monuments commémoratifs de leurs ancêtres, les gens les plus riches ou les plus importants pour une communauté (notamment les prêtres et les sages) sont souvent momifiés et enterrés, afin de retourner à la terre et au monde de leurs ancêtres, mais ces pratiques sont moins courantes avec la présence de tant d’eau. Chaque famille respecte grandement ses ancêtres. Il arrive parfois même que les gens se tournent vers les membres les plus importants de leur famille, décédés comme étant quelque forme de divinité. Comme chez les Naveediel, les esprits sont très présents dans les cultes Rajasa, que ce soit les esprits des morts, ou encore les esprits des choses, que ce soit des esprits élémentaires, l’esprit des animaux ou l’esprit des choses, c’est probablement le peuple qui pousse la chose le plus loin en attribuant un esprit aux choses artificielles, mais il n’est pas rare de voir un Rajasa nommer sa lame et considérer, si elle est très bien faite de considérer qu’elle a son esprit propre.


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MessageSujet: Re: Rajasa Mar 2 Juil - 21:28


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Origines mythologiques


« Nos origines sont tributaires non seulement de notre histoire, mais aussi de notre âme. Quiconque les remet en question défie notre peuple dans son entièreté.»
— Nakaoma Ôtakiro, ô-omi

Tiré des notes d’Eldïir, lors d’une rencontre avec Nakaoma Ôtakiro

L’homme devant moi est une autorité en matière de religion. Il a toute ma confiance, et ce, dès les premiers mots échangés. Je l’ai finalement croisé en mettant le pied à Ewatsuhon, dans ma recherche constante de réponses. Je crois que j’ai enfin trouvé cette personne qui peut m’expliquer ces choses aussi illogiques qu’incompréhensibles que respecte chacun des Rajasa que j’ai croisé, en oubliant tant leurs origines que leurs véritables valeurs.

Le monde, même dénué de toute vie, de tout trait, était habité par les grands esprits du monde, que les Rajasa nomment les Seishi. Au nombre de neuf, ils représentent chacun des grands clans, mais ne tirons pas de conclusions hâtives. Le plus grand et le plus important est Fuotoka : le père des cieux. Certains l'appellent encore Héi ; selon les transcriptions, il s’agit du même nom. Fuotoka est le père des cieux et il fut le premier né, suivi presque immédiatement de sa femme Nami-ada, la mère des mers. Nés des forces cosmiques, ils ont été les premiers à travailler à la création du monde, car rien n’existait à cette époque. Rapidement, Fuotoka, celui que ses enfants et ses petits-enfants nommeraient le Constructeur, vit la naissance de six autres esprits principaux. Il représentait le Tout, et il était maître dans les cieux, et modela les nuages et les cieux eux-mêmes pour créer un énorme château, puis une ville, qui serviraient de demeure à ses enfants qu’ils devraient ainsi partager. Les origines de chacun sont encore une question de débat, car on ne peut dire qu’ils sont nés comme les êtres vivants naissent, les esprits vivant de concepts, mais on se retrouve comme bien souvent, devant la contradiction de l’impossibilité d’une incarnation d’un concept qui ne peut être imaginé. Après tout, à cette époque, il n’y avait personne pour rêver, personne pour penser, mais cela allait changer un jour, car les Rajasa sont bien vivants aujourd'hui. Bien entendu, c’est en assumant que leurs ‘origines mythiques’ comme celles des autres peuples, sont bien véridiques.

Les premiers à naître furent Shishima, celui qui deviendrait rapidement le maître des tempêtes et Moyunon, le patron des cieux. Tous deux étaient joueurs et enfantins, comme un vent nouveau levé des cieux eux-mêmes. Déjà le Constructeur se faisait plus distant avec ses enfants et avec le monde qu’il avait commencé à construire avec sa femme. Shishima et Moyunon mirent de la vie entre les murs du palais céleste, qui était jusqu’à maintenant vide ; une construction sans véritable âme. Ils eurent beaucoup de plaisir à créer des formes avec les nuages de Shishima, des formes qui défilaient au-dessus des mers et qu’ils pouvaient observer, car il n’y avait pas de terre, pas de champs à irriguer, seulement les nuages avec lesquels jouer. Finalement, les deux se tournèrent vers leur père pour qu’il leur crée des amis, ce fut un couple qui arriva cette fois, celui du jour et de la nuit. Malheureusement, les deux tourtereaux ne semblaient pas intéressés par l’idée de jouer avec des enfants. Malgré tout, ils s’entendirent pour jouer à la cachette et se partager le terrain de jeu de leur père. Ce fut donc ainsi pendant très longtemps, les quatre grands esprits à jouer dans les cieux, les Seishi étaient heureux. Cependant, un jour, comme pour briser cette dynamique, le Constructeur choisit de créer d’autres enfants, encore une fois pour peupler ce château qui n’était pas encore assez vivant à son goût.

Contrairement au jour et à la nuit, il s'agit cette fois de Seishi représentant des concepts encore abstraits, car tardait à naître le dernier né, celui qui changerait le Monde à jamais. Les deux enfants suivants vinrent, comme les précédents en paire, ce fut un frère et une sœur, sans véritable forme, sans véritable but. Pendant un instant, ils ne firent que mettre de la joie dans les cieux, et on dit que c'est après leur création que vinrent les étoiles. Les histoires varient, mais on dit généralement que Kainô, une des dernières nées cherchait à se cacher de ses frères et de ses sœurs et qu'elle est allée se réfugier derrière la nuit, elle y est restée très longtemps et sans son influence, tous sont devenus mornes et amorphes. Elle refusait de sortir si son frère Sôgai ne lui présentait pas ses excuses, néanmoins, celui-ci, dans sa colère, refusa d'obtempérer et il attendit le jour pour détruire de ses poings une partie de la Lune, où était cachée sa sœur. Cela la fit sortir, appeurée, et tous les fragments de lune s'éparpillèrent dans le ciel pour donner les étoiles, bien entendu, la Nuit en fut gravement blessée, et depuis ce jour, il ne sort que la nuit, ou lors de très courtes périodes durant la journée, soit les éclipses.

Ne pensez pas que je raconte cette histoire au hasard. Elle a tout un sens, que vous comprendrez plus tard. De voir ce que ses enfants considéraient comme un massacre de la beauté pure de la Nuit, fit germer une idée dans la tête de Héi, qui se faisait de plus en plus vieux et calme. Finalement, il créa de ses mains, ce qui serait le dernier de ses enfants, son chef d'œuvre. Il s'enferma pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, refusant de voir sa femme et ses enfants, jusqu'à ce que son projet soit finalement achevé et parfait, une œuvre magistrale. Ce fut le premier Seishi à avoir une forme presque humaine, il ne ressemblait en rien à ses frères ou à ses sœurs, qui eux ressemblaient à des concepts, ou changeaient de forme au gré de leurs humeurs. Il était petit contrairement à eux, et avait un visage d'une couleur terreuse, même s'il n'y avait pas encore de terre à ce moment.

Fuotoka avait vu comment s'était peuplé le ciel, et comment il semblait vivant maintenant que tous ses enfants y vivaient, mais il n'avait pas la force d'en créer d'autres pour peupler le royaume de sa femme, les mers qui, jusque-là n'avaient été que le reflet de son propre royaume, alors il lui créa de ses dernières forces un enfant. Il le nomma Kan'Tsai : l'enfant de l'inconnu.

Kan'Tsai est, à ce jour, et probablement pour longtemps encore, le plus important des Seishi, encore plus que son père et que les autres enfants. Il a une valeur significative de par sa nature solitaire premièrement. Aussi, il est né avec une mission claire, celle de remplir le monde. Les représentations que j'ai vues de lui sont aussi variées qu'il y a de personnes, mais on le voit généralement comme un enfant au teint basané et aux cheveux bruns, portant en ses mains un orbe de verre ou de métal, avec de grands yeux verts et des vêtements délabrés.

Après la naissance de son dernier fils, le Constructeur se retira avec sa femme directement sur l'horizon pour vivre et voir grandir leurs enfants, bercés par les vagues et par les caresses des nuages pour l'éternité.

Leur histoire est longue, en fait elle me semble plus être une série de contes ayant des morales particulières qui s'agencent parfaitement aux croyances de ce peuple, mais je reviendrai sur cette question prochainement. Pour l'instant, je vais m'en tenir aux paroles de mon interlocuteur au sujet de la création du monde et du territoire, de même que des Rajasa eux-mêmes. À la question comment a été créé le monde, il n'y a pas vraiment de réponse outre il a toujours existé, mais les terres sont nées d'un évènement que racontent encore aujourd'hui, et ce après plusieurs bouleversements au plan spirituel, religieux et politique, les Rajasa, presque de la même façon.


    On dit que des sept enfants vécurent pendant longtemps dans leur palais dans les cieux. Chacun trouvait dans son double une réponse à sa propre personne, il y avait toujours juste assez d'équilibre pour bien vivre. Bien entendu, l'éveil de Kan'Tsai changea cet équilibre, car contrairement aux autres, il foulait les cieux seul. Seul, abandonné, il fut rapidement rejeté des autres, car ils ne le comprenaient pas, et l'inverse était aussi vrai. Alors il s'enfuit, pendant longtemps, il se réfugia dans l'ombre du palais, alors que le Jour brillait de mille feux. Il tenta de rassembler des nuages, mais ils lui glissèrent entre les doigts. Il voulait, comme son père l'avait fait, se construire un ami, mais rien ne fit et ses espoirs étaient vains.Alors il déroba l'une des étoiles dans le ciel, l'une des parties de son frère qu'il commença à affiner et affiner jusqu'à ce que celle-ci devienne un orbe parfait, un orbe de métal bougeant calmement lorsqu'il le promenait entre ses doigts. Il le gardait toujours entre ses mains, car cette présence était la seule qu'il possédait. On disait qu'il voyait des choses dans cette création, qu'il entendait des voix, et que cet orbe était une grande source de pouvoir. Plus les jours passaient, plus sa force grandissait, alors qu'il prenait de l'assurance. La Nuit eut alors la folle idée de réclamer son dû, car c'était, après tout, l'un de ses fragments qui avait servi à cette création, mais Kan'Tsai ne voulait pas le lui rendre.Bien entendu, on ne dissuade pas un Seishi en lui disant simplement non, et ce fut la plus grande querelle que connurent les cieux. Ils en tremblèrent pendant des années, les mers s'agitèrent et les tempêtes firent rage, alors que les dieux se disputaient pour ce précieux orbe qui n'avait en soit aucune valeur. Jamais Kan'Tsai, le solitaire, n'avait même soufflé mot, mais un jour, alors que tous les autres se tenaient devant lui, il regarda en bas vers l'eau, avant de dire à ses frères et ses sœurs : « C'est votre haine qui m'a poussée à le créer, et aujourd'hui c'est votre haine qui me pousse à le détruire, vivez en paix, maintenant qu'il n'est plus... » Il prit la masse de son frère et fendit sa création avant de la laisser tomber vers les mers. Les fragments se positionnèrent pour ne plus jamais bouger, chacun des morceaux de terre formés par l’orbe sacré. Il y avait maintenant une terre, et c'était Kan'Tsai qui en était le père, mais encore une fois, il se retrouvait seul...


Les mésententes familiales n'étaient pas rares, mais la solitude du dernier né le rongea encore longtemps. Il quitta cette fois le royaume des cieux et il s'installa dans un endroit qu'on ne peut que nommer Naiborashi, un endroit que même le plus grand Sage des sages ne pourrait pointer sur une carte maintenant. C'est de là qu'il créa les hommes, à partir de la terre même qu'il avait créée, ils seraient ses amis, les seuls qu'il n'aurait jamais. L'histoire reste vague sur ce qui est advenu de ce Seishi, mais il est certain que les groupuscules de Rajasa avaient été créés selon ses frères, et tous prit un sens à cet instant. Chacun des Seishi fut représenté par les groupes, d'abord Héi, par un groupe qui fut mis à l'écart des autres, comme pour lui faire payer ce qu'il avait fait de son dernier né, puis les autres dans leur ordre de création. Finalement il s'attribua la partie principale de son œuvre, ce qu'il considéra comme le produit fini, et il laissa à la Nuit qui le détestait tant, ce que les autres ne voulaient pas, ceux que les autres ne voulaient pas...

Et c'est à partir de ce moment que purent commencer les grandes guerres fratricides et l'histoire des Neuf Clans, ou des Ujizumi, dont je traiterai plus tard.


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MessageSujet: Re: Rajasa Mer 3 Juil - 21:10


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Les Neuf Clans


Bien qu’aujourd’hui leur subsistance soit menacée, je me dois de noter et même d’insister sur l’importance capitale qu’ont eue les Neuf Clans et le système qui en a découlé dans la progression et l’évolution du peuple Rajasa. Ce n’est pas qu’une organisation politique au sens propre du terme, car si par le passé chaque peuple possédait un pouvoir relativement centralisé, de plus en plus on voit une tangente qui les dirige tous vers le pouvoir de l’un ou l’autre des trônes, à savoir le trône des cieux (celui de Fuotoka) ou celui de la Terre (celui de Kan’Tsai). Ce peuple a toujours été fort nombreux, et la Chute a créé des alliances qui n’auraient pas existé au centre d’un seul clan. Il n’existe aucun peuple qui peut se vanter d’être suffisamment soudé pour ne connaître aucune divergence d’opinions, par exemple, entre les castes sociales. Pour ce qui est des Rajasa, cette séparation fut faite dès leur création, alors que chacun des Seishi s’est approprié d’une partie des êtres créés par Kan’Tsai. Il y eut des rencontres périodiques entre les clans, soit toutes les années ou tous les quatre ans selon les époques et selon les versions. Les groupes complètement distincts et déconnectés d’une même race se rencontraient ce qui permettait des échanges culturels, certes, mais aussi d’éviter de se sentir seul ou dépassé dans ce monde. Cela a créé un peuple fort et soudé, dans ses différences comme dans ses ressemblances, ce qui leur a permis de traverser l’épreuve du temps haut la main. Comme vous le verrez plus tard, cela leur permit aussi de traverser la Chute avec des pertes relativement limitées, contrairement aux autres peuples.

Les Clans sont au nombre de neuf, que je décrirai dans des chapitres subséquents, mais ils découlent des neuf Seishi principaux. Les neuf Seishi sont les suivants, suivis d’une brève description de leur clan :


  • Fuotoka (autrement appelé Héi) dit le Constructeur

      Les Héi-an prônent l’éducation, le respect du devoir filial et l’importance des arts. Ils s’adaptent très aisément aux autres cultures, de par leur curiosité naturelle.


  • Nami-ada, la maitresse des Mer, femme de Fuotoka

      Pacifiques, les Nami-an préfèrent la paix à la guerre, ce qui ne les rend pas particulièrement populaires auprès des autres clans. Ils sont travaillants et chez eux, les hommes et les femmes sont égaux.


  • Shishima, le maitre des tempêtes

      Après la Chute, les Shima-an se sont intégrés aux autres clans, mais ils sont des maîtres équestres, qui ont dans leur sang, l’appel du voyage.


  • Moyunon, le fils de Fuotoka (en fait il s’agit du régent des cieux, qui dirige le ciel en l’absence de son père), c’est aussi le maitre des vents

      Les Mu-an sont maintenant presque éteints. Ils sont très sensibles aux émotions des autres.


  • Shian, dit le Jour

      Les Komu-an sont protecteurs, costauds et des guerriers hors pairs, malheureusement, leurs lignées subsistent maintenant au sein d’autres clans.


  • Komui, dit la Nuit

      Les enfants de Komui, les Shi-an, vivent dans une Cité noire flottant sur les mers. Ils sont tous marqués de lignes noirs à la base du coup, qui donne leur importance dans leur société et vouent généralement un culte à Yurusai, le fils de Komui.


  • Kainô, maitresse de l’amour, de la sagesse et de la fertilité

      Les yeux cuivrés des Kai-an les distinguent des membres des autres clans qu’ils côtoient fréquemment. Ils sont les fantômes de leur propre passé, s’incarnant à nouveau dans le monde.


  • Sôgai, maitre de la guerre, de la passion et du feu

      Presque aussi costauds que les Komu-an, les Gai-an sont considérés par bien des Rajasa comme des barbares. Il n’est pas rare d’entendre les autres clans soufflé qu’ils sont des démons assoiffés de sang.


  • Kan’Tsai, fils de Fuotoka, maître de la terre et créateur des hommes

      Les Tsai-an composent le clan dominant présentement la Mer d’Ushizumi. Ils sont combatifs, compétitifs et se considèrent à juste titre comme les Enfants de la Terre. Leur empereur siège sur le Trône de la Terre.




Chaque Seishi possède un clan et bien que certains diront que ce sont les clans qui possèdent un Seishi, cette affirmation me semble fausse dans l’optique où ce sont les Seishi eux-mêmes qui se sont appropriés des humains créés par Kan’Tsai. La raison de cette étude est fort simple : peu de gens comprennent l’importance des neuf clans, des neuf ancêtres et des neuf Seishi dans notre vie. À ceux-là je réponds que l’ignorance sera à jamais le premier de vos ennemis sur un champ de bataille. Vous devez la vaincre avant de vaincre vos ennemis. Nous voyons à l'heure actuelle un ennemi se lever à l’est, sous le trône hégémonique de Kan’Tsai, alors il serait temps de vaincre cette ignorance qui nous afflige tous et de redécouvrir les Neuf Clans. À tous les Rajasa qui liront mon œuvre, je tiens à dire que je ne cherche pas à donner la clef de vos secrets, de nos secrets à qui que ce soit, je crois simplement qu’il est bon de rappeler les faits, entre autres que nous ne sommes pas un peuple uni, et que l’unisson ne nous serait pas nécessairement profitable.

Les extraits suivants sont tirés de Impressions sur les Neuf Clans, leurs impacts passés et modernes par Heibei Chao


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MessageSujet: Re: Rajasa Ven 5 Juil - 19:10


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Héi-an


Les fils de Fuotoka ont été rapidement mis à l’écart des autres clans. Les raisons de cet écart sont encore à ce jour un sujet de vif débat entre les diverses parties. Leur exclusion a suivi presque immédiatement leur création. Si on veut exclure l’histoire des dieux, on peut simplement dire qu’ils ont connu une grande séparation géographique par les montagnes de Shuo, qui pouvaient sembler infranchissables. Les Héi-an (nom qu’ils se sont attribué au fil des siècles, soit le ‘peuple de Héi’ nom qu’ils donnent au Constructeur, Fuotoka), possédaient d’abord une organisation de chasseur et de cueilleurs. Pour une somme de raisons, l’artisanat et l’art finirent par prendre une place importante dans leur société. Leur place était si grande qu’aujourd’hui encore nous leur attribuons une grande importance. Le pouvoir s’est rapidement centralisé autour d’une personne qu’on appela le Fils des Cieux, ou Enfant des Cieux. Quelques fois dans l’histoire des Héi-an, il y a eu une femme sur le prestigieux Trône du ciel, mais nous devons reléguer ceci à leur histoire ancienne.

La Chute a été particulièrement dévastatrice pour eux, car leur vie quotidienne était centrée dans de grandes plaines, parfois des déserts et quelques fois, mais très rarement, sur des plateaux. Ils durent rapidement se réfugier sur ces quelques plateaux, puis sur les montagnes de Shuo, où ils durent s’établir à nouveau. Contrairement à beaucoup de peuples, ils ont une grande faculté d’adaptation, ce qui leur a permis de reconstruire rapidement ce qu’ils avaient perdu. Aujourd'hui, c’est un clan mystérieux pour plusieurs, qui entretient plus de relations avec les Asheti qui vivent à l’ouest qu’avec le reste de leur peuple. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des Asheti, et même d’autres sortes de Rajasa vivre avec les autres membres du clan dans les villes comme s’ils étaient absolument pareils. Après m’être informé auprès de la population locale, j’ai pu constater que l’acceptation raciale est pour eux basée d’abord et avant tout sur la culture. Ainsi, si une personne apprend la langue et apprend à vivre comme les Héi-an, il pourra être considéré comme l’un des leurs, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits. Ce trait qui n’est certainement pas commun à tous les Rajasa. Leurs devoirs sont principalement militaires et économiques, par exemple le paiement des taxes et le service militaire, pour ce qui est des droits, c’est le droit à une bonne terre, à une éducation juste (si la personne possède les aptitudes pour cela), à plusieurs mariages, à l’enseignement des arts, et ainsi de suite, …

Il s’agit d’un clan particulièrement éduqué et centré sur les arts. Pour eux la guerre et le maniement des armes constituent une autre forme d’art, ce qui est très important d’être mentionné. Le statut des femmes y est comme dans plusieurs cultures sous celui des hommes, mais il arrive que certaines artisanes arrivent à se faire un nom important et à vivre très bien. Malheureusement, leur destin est généralement scellé, comme c’est le cas chez tous les Rajasa, bien avant cela par leur père ou leur frère ou leur futur époux. Ce sont donc les veuves qui jouissent de la plus grande liberté. De plus, au niveau des particularités, j’ai remarqué que plusieurs d’entre eux possédaient des cheveux roux, ou brun plus pâle que les autres, ainsi que, parfois des yeux d’une teinte cuivrée ou rosée, ce qui me semble très étrange. Cela se retrouve plus chez la famille dirigeante, ou les anciennes familles dirigeantes, comme le pouvoir peut se passer d’une main à l’autre.

Le pouvoir conféré à ce clan par leur protecteur est celui d’une Adaptation très élevée. Ainsi, ils s’adaptent bien aux changements climatiques, mais surtout aux changements sociaux et à la présence d’autres personnes sur leur terre, de nouvelles technologies, ce genre de choses. De ce que j’ai vu jusqu’à maintenant, ils sont travaillants et plus acceptants que les autres Rajasa, ce qui les rend plus adapté à la nouvelle ère, même si, comme bien d’autres peuples, ils ont grandement souffert de la tragédie qui a secoué le monde il y a plus de cinq cents ans.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Rajasa Ven 5 Juil - 20:10


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Nami-an


Le clan associé à la maitresse des mers est l’un des clans les moins bien définis à ce jour non seulement à cause du manque d’information, mais aussi à cause de la destruction nette de leur culture lors de la Chute. Ils n’ont pas connu un grand développement contrairement à la plupart des autres clans, durant les milliers d’années suivant leur création jusqu’à la Chute. Du moins c’est ce que nous permettent de penser quelques données, surtout dans les notes des autres clans qui ont survécu à l’œuvre du temps. Ils ne vivaient pas dans un isolement géographique constant, contrairement aux clans de Kan’Tsai et de Héi. Ils étaient prisonniers de leurs propres goûts et de l’importance capitale qu’ils accordaient à Nami-ada. Ils vécurent tout d’abord sur les côtes de la plaine d’Ujizumi. Ils maîtrisèrent rapidement les eaux, notamment la compréhension des marées, les prédictions de catastrophes naturelles avec lesquelles ils devaient souvent composer, c’est-à-dire les tempêtes (humeurs de Shishima) et les tsunamis (celles de Nami-ada). Leur clan s’est majoritairement centré autour de la cueillette de coquillages sur les grandes mers qui bordaient leur territoire et de la pêche très fertile sur la côte est de la plaine. Ils prêtèrent allégeance au système des neufs clans et comme les autres ils se choisirent un représentant, cette fois dans la famille qui, disait-on, descendait de Nami-ada elle-même pour se joindre au conseil de Neuf. Ils vivaient de l’échange de biens avec les autres clans et ils n’eurent jamais de difficulté à se mêler avec ceux des autres régions et provinces de la plaine, notamment le clan de Shishima.

Leur évolution a été très lente et, comme vous pouvez certainement l’imaginer, pour eux la Chute a été une des pires choses possible, mais ne soyons pas hâtifs. Ils apprirent à créer des œuvres très élaborées avec les coquillages, ce qui les mena à cette culture centralisée autour des côtes. Aujourd’hui, on ne sait plus comment cela s’est produit, mais chez les Rajasa, comme chez bien d’autres peuples, il en revenait à l’homme de diriger, mais chez les Nami-an, les femmes devinrent dominantes très tôt. C'est peut-être parce que la chasse n’était pour eux qu’un moyen de survie à court terme et que c'était l'artisanat des femmes qui servait de monnaie d’échange. Rapidement, elles purent construire des armures en coquillage, on dit même qu’elles auraient fait des armes, mais il n’y a que très peu de preuves tangibles à cet effet pour le moment. Ceci étant dit, cela a été une tradition, très peu respectée par les autres peuples, même par les autres clans. Les guerres entre les clans existaient et il leur arrivait de se mêler de ces conflits armés, avec leurs fortes guerrières, et leurs guerriers dans les grandes batailles, mais toujours comme alliés ou défenseurs, jamais comme instigateurs. La plus grande guerre qu’ils ont connue sont sur les rives, leurs propres terres, contre l’invasion d’un peuple qu’ils considéraient comme barbare, dû à son isolement et à son langage peut évoluer, celui de Kan’Tsai.

Cependant, la Chute est arrivée et s’ils avaient réussi à se monter un bon empire commercial entre le commerce des coquillages, de l’artisanat et des produits de la pêche, tout s’est arrêté net avec la montée massive des eaux qui bientôt envahirent tout leur territoire. Beaucoup sont morts en très peu de temps, si bien que la survie du clan comme celle de bien d’autres a été menacée. Heureusement, ce clan avait développé des navires capables de survivre aux plus grandes tempêtes. Seuls sur leurs navires, ils n’avaient nulle part où aller. C’est ainsi qu’ils sont partis sur des eaux enragées, appelant à la bénédiction de leur Seishi, et ils se rendirent jusque dans les terres des enfants de Kan’Tsai, où ils offrirent leurs connaissances, en échange d’une place au calme. Ensemble, ces clans furent les mieux adaptés à la survie de la Chute, et se sont rapidement répandus. Une province entière du territoire des Rajasa appartient au clan des Nami-an à ce jour, pourtant en majorité ils ne l’habitent pas, car ils sont trop peu nombreux, et de plus en plus assimilés dans le clan du Seishi des hommes.

Les Nami-an sont des gens travaillants avec une culture matriarcale basée l’importance du travail et de la place de chacun. C’est un clan qui a connu un système de caste très sévère, seulement perméable par le mariage et les enfants, aussi, ils sont marqués d’une ouverture d’esprit relativement limitée, notamment à cause de la façon dont certains autres clans les ont rebutés par le passé. Ils entretiennent de relativement bonnes relations avec les autres Uji. C’est un clan pacifique pour la plupart, qui préfère s’intégrer sans le moindre mal et retourner le plus vite possible à son ouvrage. Au niveau spirituel, ils accordent une grande importance à la pureté, aux eaux et à Nami-ada, mais les cultes. On peut les reconnaître, parfois à la couleur de leurs cheveux, qui dépasse parfois le noir pour devenir très légèrement mauves ou bleus, il en est de même pour leurs yeux, mais leurs traits ne sont pas toujours distinctifs après des années de mélange avec les Tsai-an.

Les Nami-an sont de fins connaisseurs des humeurs du ciel et des mers. Grâce à leur relation intime avec leur Seishi, ils ont donc une capacité naturelle à savoir les changements de temps qu’il fera (orages, tempêtes, ouragan, typhon, blizzard, tsunami, parfois même les tremblements de terre).

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MessageSujet: Re: Rajasa Ven 5 Juil - 21:02


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Shima-an


Shishima est le maître des tempêtes. Aujourd’hui c’est un nom qui, comme celui de Komui fait trembler beaucoup de Rajasa. Tous les peuples ne se sont pas tournés vers les Easÿels pour expliquer la Chute. La plupart des Rajasa murmurent que la Chute serait le résultat d’un incident tragique au Royaume des Cieux. Shishima serait sorti sur son chariot un jour avec l’intention de détruire la création de son frère duquel il était immensément jaloux et pour détruire le cadeau empoisonné de celui-ci; ces enfants sur lesquels il n’avait aucun contrôle. C’est un nom craint qui porte signe de malheur depuis toujours. Les enfants des tempêtes, les Shima-an, commencèrent leur existence, comme les autres Rajasa, de manière nomade. Contrairement à ceux-ci, ils s’enracinèrent dans une culture nomade comme les Kai-an. Vivant au nord de la grande plaine d’Ujizumi, ils durent clamer un grand territoire pour assurer la subsistance des habitants de plus en plus nombreux. Le peuple établissait des campements temporaires qu’ils habitaient quelques mois avant de repartir. Peuple d’abord et avant tout guerrier, leur culture s’est rapidement tournée vers la chasse, beaucoup plus que la cueillette. Chez eux, une femme, si elle était suffisamment forte, pouvait devenir incontestablement une grande guerrière, à l’image de ses pères et de ses frères, mais elle devait traverser les mêmes épreuves, les mêmes baptêmes, avant de devenir un ‘homme’ aux yeux de Shishima.

Les Shima-a se rapprochèrent rapidement des animaux, et il ne fallut que très peu de temps avant qu’ils ne monopolisent les chevaux de la région nordique. Nomades montés, ils vécurent autour d’un grand chef de tribu, qui faisait partie du conseil des Neuf Uji. Malheureusement, leur mode de vie fut rapidement mis en danger par l’expansion des autres peuples et l’équilibre précaire ne dura pas longtemps. Leur territoire, trop vaste était virtuellement impossible à défendre contre des avancées structurées de la part des autres clans. À la longue, il ne pouvait que tomber en mains ennemies. Les Shima-an furent, en peu de temps, acculés contre la côte où ils commerçaient avec les Tsai-an. Ils établirent leur premier campement permanent à cet endroit. Ils y restèrent un bon moment, ignorés des autres clans. Ils attendirent qu’ils se retirent de leur territoire avant de commencer une grande campagne militaire.

On remarqua rapidement leur nombre, malheureusement dispersés sur un énorme territoire. Face à une grande menace, ils se regroupèrent tous sous la même bannière et leurs Grandes Invasions s’étendirent sur plusieurs générations. On dit qu’une dame de guerre de ce clan devint si puissante qu’elle devint presque un demi-dieu. Elle pouvait fouler le ciel, montée sur son énorme destrier argenté. Nommée tout simplement Tenrakô, le Prince déchu, elle était la fille d’un des anciens dirigeants du clan, et elle mena, sans le vouloir, son clan à sa perte. Elle entreprit de grandes croisades contre les autres Clans, les menant loin des enseignements de Shishima. Elle portait pourtant sa tempête intérieure, dans son cœur. Elle incita les Shima-an se délester du contrôle d’un Seishi trop distant, et elle les convaincu de mener les Grandes Invasions. Peuple guerrier et conquérant, ils s’approprièrent, contre vents et marées, des terres d’autres Clans, ils tuèrent, pillèrent et firent tant d’atrocités à des innocents qu’ils devinrent l’ennemi de tous les autres clans. On envoya contre eux les Gai-an, laissant les deux peuples guerriers courir à leur perte.

Les Shima-an furent cependant presque entièrement rasés lors de la Chute, c’est pourquoi les autres clans, et les quelques rares descendants des Shima-an prétendent qu’il s’agissait de la fougue de Shishima qui avait perdu le contrôle de ce Clan dont il ne voulait pas à la base. Lorsque les eaux s’élevèrent contre les peuples, les tempêtes se déchainèrent longtemps sur les côtes nordiques et engloutirent presque tous les éléments de la culture nomade et précaire des Shima-an. Cela réduisit à me devenir qu’un vague souvenir dans notre mémoire collective. On dit qu’ils furent les premiers à périr.

Aujourd’hui, on ne peut pas dire que les Shima-an survivent par eux-mêmes. Ils ne forment plus un clan défini, bien que le sang des maîtres équestres et des nomades coule encore dans les veines de quelques familles, surtout chez les Héi-an. Ils sont d’apparence ordinaire, avec des traits durs, des cheveux noirs ou brun foncé et sont souvent des cavaliers, des palefreniers ou encore des chasseurs dans d’autres sociétés. De plus, ils ne sont pas toujours au courant de leur propre héritage, cependant, ils possèdent tous cette empathie surnaturelle avec les chevaux.

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MessageSujet: Re: Rajasa Sam 6 Juil - 1:39


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Mu-an


Moyunon est un régent d’abord et avant tout. Après le retrait de son père dans un monde certainement meilleur, on a mis entre ses mains la tâche très complexe de chercher l’harmonie entre ses frères et ses sœurs et de veiller au trône du Royaume Céleste. Ce fut une tâche difficile, cependant, lorsque le royaume terrestre fut divisé, entre ses frères qui s’arrachaient tous des parties de la création de l’Unique, il se retrouva face à un dilemme. Il se devait de faire régner l’ordre et la discipline chez les dieux, mais le royaume des vivants était aussi complexe. La question était : à qui appartenait-il ? En fait, il ne sut pas immédiatement que faire de ce cadeau que lui avait offert son frère. Un grand respect s’était installé entre Kan’Tsai et Moyunon. Peut-être étaient-ils semblables, mais l’important reste que les Mu-an furent un véritable cadeau au régent du Royaume.

Dès leur arrivée sur la grande plaine, les Mu-an eurent une position privilégiée se trouvant directement sur des terres arables qui leur permirent rapidement de faire le saut entre la chasse et l’agriculture, puis de développer de grandes villes et un gouvernement qui devint rapidement centralisateur. En effet, ils possédaient un roi et tout le gouvernement se centralisait autour de lui et de ceux qu’il choisit rapidement comme conseillers et comme représentants lorsque son influence s’étendit. Ce n’était jamais en tant que politique expansionniste que les Mu-an structuraient et ‘envahissaient’ d’autres régions, en fait ils ne faisaient que s’arranger pour arrêter les conflits entre les groupuscules et les petites provinces.

C’est lors d’une rencontre avec le roi des Komu-an que vint l’idée à leur dirigeant, appelé à cette époque Hayatake Suon, de rassembler tous les peuples sur une même bannière. On parle parfois, dans quelques livres d’histoire de quelques attaques venues de l’extérieur qui auraient été perpétrées contre les neuf Clans, mais il est difficile d’en avoir quelque certitude. On peut affirmer que les plaines subirent à quelques reprises des menaces d’autres peuples, et ce fut ces menaces qui les forcèrent à créer l’alliance des Neuf Clans, qui dura très longtemps. Elle était présidée par les chefs de chacun des clans qui y participaient presque chaque année et qui étaient tous là quand un problème se faisait voir à l’horizon. Rapidement, ils se mirent à partager leurs cités avec leurs frères, les Komu-an qui les aidaient et les assistaient, constituant le gros de leur force guerrière, mais divers évènements, notamment des batailles dans la capitale Jiun’za qu’ils décidèrent de séparer pour de bon la caste dirigeante de la caste guerrière. Les familles s’étaient mélangées et le sang de ni un groupe ni l’autre n’était entièrement pur à cette époque, pourtant ni un peuple ni l’autre ne pleura de voir les Komu-an bâtir leurs propres villes.

Les Mu-an connurent, tout au long de leur histoire, une relativement saine compétition avec les Héi-an, peuple du père de leur protecteur. Chacun tentait de prouver sa supériorité et son aptitude à régner.

L’exploit des Mu-an résonna pendant des âges innombrables, et ce même après la Chute d’un monde, on continua de chanter leurs louanges. Ils avaient tenu pendant plus de mille ans une alliance artificielle avec ses hauts et ses bas certes, entre les Neuf Clans Rajasa, et lorsque la Chute arriva, on ne sait trop ce qui advint d’eux, mais on murmure, et ce même chez les Shi-an qu’ils commirent l’ultime sacrifice, utilisant toute la force de leurs travailleurs pour sauver les autres clans. Au centre d’une plaine, leurs chances de survie étaient presque nulles. Ils ne connaissaient pas particulièrement les technologies navales ni leurs techniques, mais ils construisirent d’énormes îles artificielles, de bois et de métal, utilisant toutes leurs ressources, qui permirent à beaucoup de gens de survivre.

Ceci étant dit, à ce jour on ne retrouve qu’un nombre très peu élevé de Mu-an. En fait, il arrive qu’après plusieurs générations un enfant naisse en tant que Mu-an. On les reconnait tout particulièrement à leurs yeux dorés, qui sont d’une couleur insaisissable, mais ô combien captivante. Il y a des rumeurs qui veut qu’une population entière de Mu-an ait été saisie, juste avant la Chute par leurs cousins les Shi-an et qu’ils vivraient toujours dans la ville inconnue, mais cela est impossible à déterminer.

Les Mu-an possèdent une grande empathie, légèrement surnaturelle. Si elle ne leur permet d’entendre les pensées de ceux qu’elle côtoie, elle leur permet néanmoins de ressentir l’émotion dominante chez une personne, cela les rend très sensibles, mais les porte, comme l’a montré l’histoire, à vouloir apaiser les douleurs des autres.

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MessageSujet: Re: Rajasa Sam 6 Juil - 10:56


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Shi-an


La guerre qui a sévi pendant longtemps entre Kan’Tsai et son frère, la Nuit appelée Komui, a laissé des marques indélébiles sur la création des Rajasa. Car si chacun des Seishi put s’approprier une partie du cadeau, ou de la création du plus jeune d’entre eux, seul Komui fut exclu. Lorsque tous eurent fait leur choix et que tous les Rajasa furent établis Kan’Tsai lui rendit la partie qui lui revenait de droit : les exclus et les perdants. Komui s’en contenta, mais cet affront l’enragea. On dit même que le Seishi s’incarna parmi son peuple, guère plus qu’une poignée de sans foi ni loi et qu’il commit un grand massacre. Il fut forcé d’admettre sa défaite face à l’arrivée continuelle de nouveaux arrivants. Il fit ériger, et ce bien avant l’air du temps, une énorme cité, toute en tours et en hauteur, s’étendant aussi loin dans les profondeurs. On ne sait trop par quelle force, il réussit à y faire régner une nuit presque permanente et les gens apprirent à y vivre tout simplement. L’histoire de la culture des Shi-an en est une relativement sale, elle est teintée de la couleur du sang même.

L’arrivée de nouveaux membres fut rapide au début, puis il y eut un grand temps mort, où les choses se sont stabilisées hors cette ville encore beaucoup trop grande pour ses habitants. À cette époque, les enfants qui naissaient hors du système des clans, soit par des relations entre clans ou simplement suite à un hasard infortuné étaient tous marqués de la marque de la nuit. Celle-ci se présentait comme des traits complètement noirs à la base de la nuque. Lors de ces tristes naissances, les enfants ne pouvaient être tués, seuls les prêtres avaient le droit de les toucher et ils les acheminaient vers la Cité Sombre pour qu’ils y vivent. Parfois, on trouvait des enfants qui subsistaient avec ces marques, cachés par leurs parents. Ils étaient exclus, peu importe leur âge. Il y eut même quelques cas de gens qui furent bannis de leur clan et marqués de ces mêmes signes. En se réveillant ils se retrouvaient inexplicablement dans cet endroit sombre. Le nombre de marques indiquait le statut social de la personne et ce peu importe son origine, son nom et son sexe. On vit donc rapidement une société compétitive, mais en avance sur son temps pour l’égalité entre les sexes. Les naissances, parfois le nombre de traits changeait en cours de route, mais jamais quiconque autre que Yorusai n’en posséda plus de huit.

Dans de telles circonstances, on aurait pu croire que les gens pourraient se trouver un dirigeant compétent, en se fiant à la force, au mérite et aux capacités de chacun. Les assassinats n’étant pas rares, et il était fréquent de voir disparaitre toute personne capable de contrôler une partie de la population. Malheureusement jamais ils ne réussirent à contrôler l’entièreté alors les gens s’organisèrent rapidement en sous-groupes partageant des intérêts communs, un trait d'une société en avance sur son temps. Elle ne pouvait résister à l’œuvre du temps et à la force militaire des autres groupes. En effet, il fut offert, par Kan’Tsai, en guise de bonne volonté et de preuve de bonne foi, à Komui, un cadeau empoisonné Komui eut le privilège de poser sa cité sur les seules réserves de Haga’ei, le métal noir. Or, à l’époque où les guerres devenaient plus fréquentes, plus brutales et plus organisées, lorsque les autres clans eurent vent de cette étrange possession, il ne fut pas long que les attaques s’organisassent contre la ville même. La crise a duré longtemps et la ville fut rapidement assiégée. Même les meilleures défenses et les meilleurs assassins ne pouvaient gagner contre cette armée sans une tête dirigeante.

C’est dans un moment de désespoir que s’est éveillé Komui, entendant finalement le cri à l’aide de son peuple. Il engloutit complètement la ville dans une noirceur impénétrable, un poison qui eut tôt fait de débarrasser la ville de ses ennemis, mécanisme de défense, qui, sans être ultime donna un moment de répit à la ville. Malheureusement, les catastrophes continuèrent à affliger les Shi-an, car les attaques venaient de toute part. C’est à ce moment que, dans l’ombre, Komui décida de faire une alliance. C’est la première fois qu'on entendit parler d'Usk’ard. Il était un envoyé des terres infernales. Personne ne sait ce qu’il faisait dans la cité, mais il s’est rendu au palais encore une fois désert, et il s’y est enfermé pendant très longtemps. L’histoire veut que c’est à cet endroit que Komui lui-même soit apparu et que son essence ait été fragmentée en trois, en signe de pacte, et celle d’Usk’ard en deux. Komui avait séparé son essence, gardant un tiers pour lui, donnant un autre tiers à son enfant et finalement le dernier allait en guise d’échange avec le démon, ainsi l’alliance fut scellée. Personne n’en connait les clauses même aujourd’hui, mais cela avait certainement un lien avec la survie du clan qui existe encore à ce jour.

Le fils de Komui arriva à la Cité après quelques années seulement, il paraissait cependant être un jeune adolescent. Ses cheveux courts ne cachaient pas les neuf marques qu’il possédait à la base de sa nuque. Personne ne douta de ses origines par ses yeux sombres. Il disait se nommer Yorusai, et personne ne le contredit. Il devint rapidement le dirigeant de la ville, et il en est encore ainsi à ce jour. Il y eut un grand moment de prospérité, les arrivées se faisaient en vague ou du moins étaient assez constantes pour alimenter la ville et provoquer une bonne croissance. À l’arrivée de chacun, on lui octroyait un nouveau nom, qui le représenterait dans cette vie qui n’était pas la même qu’avant que la précédente ait eu seulement quelques jours, quelques mois ou plusieurs années.

Les naissances dans la ville même commençaient à se faire de plus en plus nombreuses, et parfois naissaient des descendants d’autres clans qui ne possédaient pas de marques. En général on les renvoyait, parfois on les gardait entre les murs de la ville, et ils prenaient peu à peu des traits de démons. À l’insu des habitants de la ville, le sang des démons s’était propagé parmi les survivants, parmi les hommes, les femmes et les enfants. Située à flanc de montagne, la ville avait peu de chance de prospérer suite à la Chute et à la montée des eaux, cependant Yurusai et huit disciples effectuèrent un rituel qui leur permit de séparer de la montagne ce qui allait devenir leur île personnelle. Ainsi la cité pourrait continuer à perdurer encore longtemps. Après la chute, les nouvelles arrivées ont cessé, mais cela ne voulait pas dire que ne naissaient plus des sans clan, ceux qui appartenaient, et appartiennent toujours à Komui naissent avec les marques noires, mais les Rajasa, au fil des siècles, ont commencé à simplement effectuer une exclusion systématique de ces personnes, car ils n'avaient plus la capacité de les envoyer à la Cité.

Pour ce qui est de celle-ci, les nouvelles générations y vivent encore, toujours dirigées par le fils de Komui. La Cité en elle-même est un endroit qui navigue sur les eaux, il est donc très difficile de la trouver. Leur niveau technologique leur permet l’utilisation et la construction de navires. Ils sont à la recherche des enfants nés dans les autres contrées pour les ramener chez eux et leur apprendre à contrôler le Sang de Démon qui coule dans leurs veines. Outre dans la Cité sans nom, ils n’ont pas une organisation structurée, mais ce sont des gens craints chez les Rajasa qui ont espéré pendant une génération entière que si la Chute avait eu quelque chose de bon, ç’aurait pu être l’élimination des Shi-an.

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MessageSujet: Re: Rajasa Sam 6 Juil - 11:22


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Kai-an


Kaino est née dans une période trouble. Elle n’avait pas de forme véritable à sa naissance. Elle était, comme son frère Sôgai, imprégnée de concepts et d’impressions. Pourtant, sa présence dans les cieux y mit beaucoup de vie. Sa voix était douce et chacune de ses paroles était une mélodie. Elle apporta au palais céleste l’allégresse et la douceur. Ouverte d’esprit et gentille, elle n’exlcua jamais Kan’Tsai. Comme lui, elle se questionnait sur sa propre existence. Elle se questionnait sur leur existence. Une partie d’elle ne pouvait s’empêcher de se questionner sur l’existence de l’enfant unique. Ses chansons et ses mélodies berçaient le Seishi durant les longues nuits.

Lorsque Kan’Tsai fit la répartition de ses enfants entre ses frères et ses sœurs, il aurait pu être clément envers Kaino. Cependant, il ne lui offrit aucune terre. Il n’y avait pour elle, semblait-il aucune place dans ce monde. Ce fut ce que pensa le Seishi de l’amour et de la compassion pendant de longues années. En fait, son peuple erra pendant longtemps. Sur la grande plaine d’Ujizumi, les Kai-an n’avaient pas leur place. Ils étaient sur la terre ce qu’était leur maitresse dans les cieux : une ombre parcourant le temps. Ils n’étaient qu’une mélodie que tous pouvaient entendre, mais que personne ne voulait adopter. Les autres clans finirent par s’établir et construire de grandes cités, mais les Kai-an persistèrent dans l’errance. Il fallut attendre longtemps pour que l’explication tombe. Trop sensibles, Kaino et son peuple ne pouvaient être attachés à une terre. La beauté de leur vie était dans la douceur et l’allégresse de leur vie. Ils devaient apaiser le cœur guerrier des autres peuples, et faire entendre leurs histoires et leur musique.

Étrangement, cette découverte, qui fut faite par l’entremise d’Akano, une princesse de ce peuple errant, les fit redoubler d’ardeur. Leur population était grande et ils ne possédaient pas d’animosité avec les autres clans. Bienvenus partout, et pourtant chez eux nulle part, ils vivaient au rythme des guerres des autres clans. Ils portaient avec eux les histoires de la plaine entière. Lorsque les guerres éclataient, ils allaient se réfugier sans gêne chez les autres peuples. Ils avaient le plus d’affinités avec les Gai-an, les enfants de Sôgai, le frère de Kaino.

Avec les siècles, les guerres et les famines, le peuple de Kaino devenait de moins en moins important et nombreux. Souvent, les jeunes quittaient le clan pour s’établir avec les autres clans. La pureté des Kai-an fut rapidement dissoute dans les autres clans et bientôt il ne restait d’eux qu’une poignée d’individus de pur-sang, qui restaient fidèle à leur mère. Donc, avant même la Chute, ce clan avait connu un déclin énorme. La Chute ne fut cependant pas un clou final à leur cercueil, car comme les valeurs de Kaino, les Kai-an sont intemporels.

À ce jour, les Kai-an vivent au travers des autres clans, notamment des Gai-an et les Tsai-an. Ils sont peu nombreux et les caractéristiques de ce clan ne se manifestent pas à toutes les générations. Cependant, on les retrouve dans des familles particulières et ils n’apparaissent pas n’importe où. En fait, ils sont fréquents dans le sud d’Ushizumi. Donc il est normal de le voir apparaitre plus souvent dans des familles importantes de Tsai-an ou encore de Gai-an. On dit même qu’il y a eu dans la famille impériale des Kai-an.

Il est difficile de le reconnaitre les Kai-an lorsqu’on les voit, mais en le côtoyant, on peut les reconnaître. Physiquement, ils ont souvent les cheveux noirs, la peau légèrement basanée qui tourne un peu à la couleur du cuivre. Leurs yeux sont très exactement de cette couleur aussi. Il y a très peu de variation de couleur ou de grandeur, mais les yeux cuivrés sont très particuliers. C’est surtout leur aptitude musicale et artistique qui les démarque des autres Rajasa, ainsi que le savoir des anciens qu’ils gardent précieusement.

Le clan des Kai-an n’en est pas un commun dans ce sens où ils ne se reproduisent et ne survivent pas comme les autres. Il ne reste d’eux que des souvenirs qui suivent toute une panoplie de famille et d’individus. Ils sont donc des fantômes du passé et chaque nouveau-né Kai-an porte les souvenirs de ses ancêtres.

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MessageSujet: Re: Rajasa Sam 6 Juil - 12:32


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Gai-an


Dans les histoires anciennes de ce peuple, le Seishi Sôgai est dépeint comme un joueur de tours et un éternel enfant. On voit des traits enfantins surtout dans la relation qu’il entretient avec sa sœur. Si l’Histoire retient surtout le fait qu’il a causé des tourments à sa Kaino, il n’en est pas moins que les deux formaient un bon duo. Doté d’un grand cœur et de beaucoup d’amour filial, il n’avait pas la force de les rassembler comme certains de ses frères. Néanmoins, s’il est un Seishi au tempérament de feu et à la force incroyable, il prônait la paix tant dans les cieux que, plus tard, sur la terre. Sa vision du combat et de la guerre était limitée à ceci : la guerre est un outil pour la paix et le combat est un art dans sa forme la plus magnifique. Divinité de passion, de foudre et de tempérament, Sôgai était un exemple pour ses frères et l’ennemi à abattre lors des tournois familiaux dans les cieux. On dit même qu’un jour, les huit (c’était avant la naissance de Kan’Tsai) Seishi étaient réunis autour de l’arène qu’avait fait construire le combattant. Un grand combat dura pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, entre le Sôgai et Fuotoka lui-même. Ce combat de grande envergure affecta le royaume de Nami-ada, encore seulement d’eau à ce moment. En effet, de tous les éclairs dans le ciel, l’un d’entre eux contenait une partie de la force vitale de Fuotoka qui s’était échappée lorsque frappé par son fils. Cet éclair frappa la mer et fit trembler le monde. Cet éclair était l’Étincelle de Vie.

Lorsque Kan’Tsai est né, il est devenu une des cibles des tours de Sôgai, cependant il n’avait pas la tolérance des autres Seishi. Il n’appréciait pas beaucoup Sôgai, le Guerrier. Lorsqu’il créa ses enfants pour peuple le royaume des mortels, il offrit à Sôgai une peuplade qu’il voyait comme égale à leur nouveau protecteur : elle aimait la guerre et le sang, et elle l’aimerait toujours. Il a été difficile pour Sôgai de mettre ses enfants sur la bonne voie. Un peu comme cela le fut pour Shishima. En effet, sur leurs côtes, ils cherchaient toujours la conquête et le sang de leurs ennemis. Si bien que lorsque les autres civilisations s’étaient installées, ils restaient l’ennemi à abattre. Les Gai-an réussirent à se frayer un chemin dans le monde. S’ils restèrent à l’âge de pierre plus longtemps que les autres peuplades, puis à l'âge de cuivre, grâce à la présence des Kai-an, peuple de sa sœur, ils prospérèrent.

Toujours considérée comme une tribu barbare par les autres, le clan de Sôgai était le premier à lever les armes pour n’importe quelle cause. Ils étaient effectivement destructeurs et dangereux. Leur société était un fragile équilibre gardé intact par leurs contacts avec les autres peuples. Pendant que les autres clans créaient de grandes et belles cités, ils vivaient au jour le jour. Chaotiques, leurs cités accueillaient tout un chacun. On les appelait les Cités de la Décadence. Leur territoire après plusieurs grandes guerres a été réduit à leur seule présence sur les côtes rocheuses. Ils vivaient de la pêche et du combat. Il leur a fallu plusieurs centaines d’années pour se développer dans une société guerrière structurée. Durant les dernières années avant la chute, ils avaient réussi à bâtir une société dirigée par des guerriers, où ceux-ci avaient les plus hautes castes sociales. Pour eux, le service militaire n’était pas seulement une obligation, c’était un mode de vie. Les plus faibles travaillaient dans les champs ou sur la mer pour fournir les ressources nécessaires aux guerriers. Il y avait souvent des guerres de territoires entre les seigneurs locaux, et leur besoin de combat dépassait rarement leurs propres frontières.

D’un autre côté, dans cette société guerrière rigide, il restait de la place pour de l’amusement. En effet, leurs villes étaient reconnues comme des endroits parfaits pour satisfaire les besoins d’amusements des autres clans. Les deux côtés de cette médaille sont encore présents dans la vie des Gai-an aujourd’hui. Ils sont généralement des guerriers sans peur, parfois même les plus grands généraux des armées Rajasa. Ils s’occupent de maisons de jeu et de maisons closes, d’arènes et de cirques. Ils sont toujours présents aujourd’hui. Leur situation géographique les a grandement aidés dans leur survie. Si les premières villes se sont fait balayer, ils ont pu escalader rapidement les montagnes pour assurer leur survie et recommencer le même cycle.

Les conquêtes des Tsai-an après la Chute les ont laissés vulnérables. Aujourd’hui, ils font partie intégrante de la société Rajasa. Leur musculature est légèrement plus développée et leur grandeur dépasse souvent celle des autres Rajasa, de plus il leur arrive d’avoir les cheveux dans des teintes de rouge ou d’orange. Culturellement, c’est un clan qui se marque de tatouages variés selon les moments de leur vie et qui porte les cheveux longs jusqu’à ce qu’ils perdent un combat. Malheureusement, leur culture s’est diluée au cours des derniers siècles. On dit que les plus dangereux des membres de ce clan ont les yeux rouges et légèrement brillants, comme le feu de leur propre vie.

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MessageSujet: Re: Rajasa Sam 6 Juil - 20:45


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Tsai-an


Comme je l’ai mentionné dans les chapitres précédents, c’est à Kan’Tsai, l’enfant et le Père de la Terre que nous devons la création des Rajasa. Il est donc admis aujourd’hui qu’il soit normal qu’il ait conservé « la grosse part du gâteau ». Or, il n’en a pas toujours été ainsi. Je vais donc vous relater brièvement l’histoire des Tsai-an, qui s’avère bien plus tumultueuse qu’on ne le pense à ce jour. La plaine d’Ujizumi fut d’abord et avant tout cédée aux six clans principaux (si on prend la peine d’exclure les Héi-an, les Shi-an et les Tsai-an). C’était une grande plaine cernée et parsemée de montagnes et de plateaux, qui offrait un endroit propice aux alliances, mais aussi aux guerres. Kan’Tsai choisit d’exclure son peuple de la plaine, mais pas de la grande alliance des Neuf Clans. Bien entendu, les théories varient, mais certains pensent, et je suis aussi de cet avis, qu’il y avait une partie de la raison pour l’isolement des Tsai-an dû à l’importance de prouver sa valeur par ses enfants. Les Tsai-an furent exclus des alliances entre les autres peuples, isolés sur des îles entourées de mers et d’océans difficilement franchissables outre que par deux détroits grandement surveillés, les rapprochant seulement des Shima-an.

Il advint donc que les seuls contacts avec l’extérieur des îles provinrent de l’élite politique et culturelle de la région. Les Tsai-an ont longtemps vécu dans une harmonie virtuellement parfaite, voire idyllique avec la terre et avec ses ressources, sans se préoccuper de guerres. Avec le temps et l’expansion de la population, une sédentarisation se fit, dans les quelques plaines des petites îles qu’avait accordées l’Enfant de la Terre à ses propres enfants. Personne ne peut dire dans quel contexte s’est développée l’agriculture, mais on sait que ce fut une pratique rapidement adoptée, car elle permettait de parer les grandes famines et de suivre les mouvements encore relativement fréquents entre les plaines centrales et les côtes extérieures. C’est donc une société sédentaire relativement mobile qui s’est créée, car le niveau des eaux, changeant, n’offrait guère un long répit aux habitants qui devaient composer avec ses humeurs. Le gouvernement ne fut pas toujours centralisé, loin de là, il fallut une intervention de l’Enfant lui-même qui vint parmi les siens. Kan’Tsai lui-même posa le pied sur les îles qu’il avait créées il y avait déjà de cela fort longtemps. Il vit que son peuple souffrait, mais aussi il vit rapidement tout le progrès que celui-ci avait fait au cours des siècles. Il fit donc venir les dirigeants de chacun des clans, chacune des factions de cette guerre sanglante et il inspecta leur âme et leur cœur, finalement il fut dégouté. Il prit plusieurs semaines à construire une montagne. Durant ces semaines, les affrontements cessèrent, et au bout d’un certain temps, le Seishi disparu, ne laissant derrière lui que le Trône de la Terre. C’était un palais immense, enchâssé sur une montagne, fait pour résister à toutes les épreuves. Personne ne sut directement qui put s’asseoir dans ce magnifique palais et l’appeler le sien, mais plusieurs s’y risquèrent sans pouvoir même franchir la porte.

L’exploit ne tomba pas dans l’oubli, mais le temps fit son œuvre et bientôt les gens se désintéressèrent de ce palais ne servant à rien. Comme toujours, ce fut lorsque les gens cessèrent de porter attention qu’il se passa quelque chose. Un jeune homme au teint basané et aux yeux vers et brumeux comme le jade sortit du palais. Il ne devait avoir plus de seize ans, pourtant il avait une présence hors de l’ordinaire. Nul ne contesta son ascension sur le trône, en tant que dirigeant, empereur, fils de Kan’Tsai et tout premier Hisutsu, le Fils du Jade. Sous le règne de la famille très puissante que fut celle des Hisutsu, les Tsai-an prospérèrent rapidement, repoussant plusieurs tentatives d’invasion de leurs proches voisins. On peut encore retrouver de ce premier âge d’or des noms qui font encore trembler les gens aujourd’hui, entre autres la famille Nanahara, qui devint une famille noble bien avant la Chute, les Mitsuga, les Kotsun et les Unaji sont les plus influents encore à ce jour, mais ceci n’est pas leur histoire.

Leur connaissance de la terre et leur proximité avec leur Seishi de même que leur alliance impromptue avec les Nami-an a permis aux Tsai-an de survivre à l’épreuve la plus grande de leur temps. Ils étaient, à cette époque, au bord d’un déclin inévitable, car la cour se faisait de plus en plus pressante et l’empereur avait de moins en moins de soutient de la part de celle-ci, donc de moins en moins de pouvoir. Écrasé entre deux flancs, on dit que l’empereur Hisutsu no Kaemôn, fut mis sur le trône par la famille Unaji très jeune, alors qu’il avait à peine neuf ans. Il devait être une simple marionnette entre les mains d’acteurs politiques, cependant il eut une vision, voire une conversation avec Kan’Tsai lui-même, qui le mit en garde contre les dangers qui attendaient son peuple. Il revint un an après son départ, et c’est à l’âge de quinze ans, deux ans avant la Chute. Dès lors, il commença à préparer son peuple pour la Chute. Il accepta l’aide du peuple de Nami-ada, ainsi, la chute et tout ce qui en suivit, bien que grugeant une quantité énorme de son territoire, ne toucha qu’un fragment de la population, alors que tous avaient migré en montagnes. L’opération en fut une des plus réussies de cette époque et l’empereur devint rapidement un héros national.

Les Tsai-an furent tout de même privé d’une grande partie de leur territoire, ce qui les força à chercher d’autres terres habitables. Les quelques navires qui avaient subsisté dans les grandes cavernes des montagnes jusqu’au moment propice servirent à explorer le monde. Ils réussirent donc à s’étendre sur les îles avoisinantes, celles qui restaient après la Chute, outre pour l’expédition montée sur un très grand navire, en direction de Klahän. Ainsi, les deux archipels se développèrent, l’un plus traditionnellement, et l’autre comme une cité libre. Sesunmon a été élu comme lieu pour créer la nouvelle capitale, à quelques kilomètres du Trône de la Terre. Au cours des années, la ville s’étendit de plus en plus vers le nord, maintenant le palais se trouve très près des portes nord de la ville. Elle a toujours été une ville commerciale et militaire, c’est dans cette optique qu’elle a été construite, notamment pour protéger les quelques champs et les ressources agraires de l’empire.

L’empire des Tsai-an est toujours dirigé par un empereur (et dans quelques rares cas par une impératrice) toujours issu des descendants des Hisutsu, du moins c’est ce que prétendent les autorités. Il est important de noter que le dernier empereur est porté disparu depuis environ dix ans. Il est disparu peu de temps avant le coup d’État organisé par Nanahara no Takeshiro qui a pris le pouvoir politique et militaire de l’empire et qui mène une campagne militaire acharnée surtout contre ce qui reste des autres peuples.

De façon générale, on peut dire des Tsai-an que ce sont des gens fiers et respectueux. Ils sont fort travaillants et connaissent généralement leur place dans la société. D’apparence généralement marquée par des couleurs de la terre (peau basanée, cheveux bruns, noirs ou très parfois roux, yeux noirs, bruns, dorés et très rarement verts), ils peuvent cependant avoir l’air d’à peu près n'importe quelle sorte de Rajasa au vu des nombreux mélanges de clans. Ils ont une structure très militarisée, qui découle de grandes guerres entre les clans internes, mais aussi d’une déception de la part du gouvernement et d’un contrôle prolongé par une cour débridée. Maintenant ancré dans leur nature profonde, leur esprit combatif ne peut être nié, mais c’est surtout leur honneur qui est terrifiant. Comme des montagnes, ils ne bougeront que si l’on les forces, on leur reconnait un caractère très fort. On décrit leur société comme majoritairement patriarcale et militaire qui donne très peu de place aux femmes. Ce qui caractérise, de façon générale, les enfants de la terre, est leur proximité à celle-ci, contrairement à beaucoup d’autres Rajasa, ils n’ont pas perdu leur chemin premier, du moins pas encore.

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MessageSujet: Re: Rajasa Ven 15 Nov - 19:16


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Komu-an


Le Seishi du jour, tout comme son frère est un être mystérieux. D’abord, contrairement aux autres Seishi, il est impossible de lui attribuer un sexe, il arrive qu’on le mentionne en tant que femme, d’autres fois en tant qu’homme et bien souvent en tant qu’être asexué. Maintenant que cette clarification est faite, je tiens simplement à dire que j’emploierai le masculin pour simplifier l’écriture de ce passage, déjà suffisamment lourde pour les néophytes. Né en même temps que Komui, son frère, Shian représente le jour, la lumière, la force et de l’honneur. Cependant, son peuple, par respect pour les enfants de la lumière a été nommé Komu-an, ce qui démarque premièrement l’indestructible lien entre le jour et la nuit, mais aussi ce qui évite de nommer des êtres de lumière selon la mort elle-même. Il faut savoir si cela est conventionnel ou décisionnel, chacun possède son opinion, et le mien importe bien peu, car la théologie n’est pas mon premier domaine d’études. Les Komu-an ne sont donc pas un peuple qui, sans l’aide des autres peuples aurait pu survivre très longtemps. Peu organisés, ils se sont rapidement pliés au système des Uji. Ils se mettaient en catégorie inférieure, et ils ont rapidement formé une alliance qui dura plusieurs millénaires avec le clan dominant de l’époque, soit les Mu-an. Ils se sont d'abord établis dans les mêmes villes que les Mu-an et ils assuraient la protection de celles-ci, ainsi que du trône des chefs, une grande alliance s’était formée entre les familles dirigeantes, si bien que certains considèrent aujourd’hui que pendant une longue période, une assimilation presque totale des Komu-an fut effectuée par les Mu-an, et, selon ces personnes, l’attribution du nom daterait de cette époque (komu pouvant vouloir signifier ‘petit mu’), mais cela est certainement un autre débat. L’alliance, très longue, créa des familles communes, et un sous-clan qui détenait une partie des caractéristiques de chacun des deux parents.

C’est après un affrontement dans la capitale même, une bagarre entre des factions cachées, entre des groupes de Komu-an et de Mu-an que le choix fut fait de séparer la caste dirigeante de sa caste guerrière. Les Komu-an décidèrent donc de partir, ils s’établirent un peu plus au sud de la grande plaine, et formèrent leur propre ville, se servant des ressources de la capitale et bénéficiant tout de même de l’aide des Mu-an dans cette démarche, car bien que le danger persistait, l’alliance ne se termina pas, simplement on sépara les deux clans, se rendant compte que bien que la cohabitation fut possible longtemps, il n’était pas rare, dans des périodes de troubles politiques (surtout avec les attaques relativement incessantes des Shima-an). Ils créèrent donc la Citadelle des Lumières, Hi no Nejiro, un endroit maintenant mythique, fort probablement habité par des Vodni. Si solide qu’elle pouvait soutenir les foudres des Kan’Tsai et ses tremblements de terre, il n’est nul doute qu’elle existe et brille encore sous les eaux profondes d’Ushizumi.

Peuple protecteur parmi d’autres, ils furent presque dans leur entièreté effacés de la carte, excepté pour les quelques captifs et les voyageurs en d’autres terres, lors de la Chute, subissant, comme les autres, la Colère de Shishima. Leur structure sociale, complètement dépendante des autres clans en faisait des guerriers hors pair, mis au service des autres clans lorsque le besoin se faisait ressentir, ils étaient les protecteurs et les juges d’une alliance qui connu sa fin trop rapidement. Aujourd’hui, comme les restants d’autres clans ils ne subsistent que parmi les plus grands, bien qu’on dise qu’il y aurait quelque part dans les montagnes de Qaolan, un village issu d’une alliance entre les survivants Kai-an et Komu-an qui subsisterait dans quelque vieil édifice de temple, mais il est difficile de vérifier ces données comme les montagnes sont presque impraticables, il est possible qu’eux aussi aient connu une fin tragique avec les années.

Physiquement, ils sont plus grands que la plupart des Rajasa, ils ont souvent le teint un peu plus clair et on leur reconnait des yeux très sombres ou très pâles (de couleur ambrée ou encore grise) et on voit chez eux parfois des cheveux de couleurs non naturelles à cette race, ce qui incite certains Asheti à leur croire des origines Easÿelles, mais les autres verraient plus là une influence clairement Laikenne, qui sait, il faudrait demander à Shian lui-même. Le peuple du jour, ou du moins ses derniers descendants, possèdent la faculté de contrôler la lumière et de créer des boules luminescentes, certains ont même la capacité de leur donner d’autres formes, du moins ce fut le cas lors de l’époque de Hi no Nejiro.

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